‹ Principes fondamentaux de la science forestièreChapitre 79 sur 105 · DE LA DESCRIPTION (TAXATION · texte numérisé non relu

DE LA DESCRIPTION (TAXATION

Obscr\ atioii prrliniiu.iiie.

Lors([ue la division est faite , le plan d'économie itrrétéet la distribution des surfaces effectuée, on peut

procéder aux inslruclions spéciales relatives à l'arrangement que doit subir chaque localité et au rapport que l'on croit pouvoir en attendre. Cela se fait avec la description de toutes les parties distinctes d'un district : cette description, l'organisation de l'économie et la recherche du revenu marchent , en quelque sorte, de front. Pour cette raison , et parce qu'en cela l'un complète l'autre, tandis que, d'un autre côté, les résultats de ces recherches, lorsqu'ils ligurent ensemble , peuvent être embrassés le plus commodément, tant par celui qui est chargé de faire le travail que pour celui qui doit faire la révision , que pour celui enfin qui met en pratique les données que le travail a fournies , il faut évidemment que 1 exposé s'en fasse de la manière qne nous indiquons. Nous comprenons le tout réuni sous la dénomination de description spéciale et taxation.

Points principaux ;i consiiierci .

La description spéciale s'étend

r A la grandeur,

2" Au lieu de situation,

3° A l'état des bois ,

4° Au traitement économiqut? et

5° A la désignation du rapport.

La grandeur des divisions et sous-divisions peut être indiquée sans difficulté avec l'aide du registre d'arpentage.

Le lieu de situation est décrit d'après la mesurr

fournie par les points de vue indiqués aux §§ 218 à 222, et l'état des bois, d'après l'espèce du bois , ainsi que d'après l'âge et la qualité.

Relativement au traitement économique , il faut principalement désigner ce qui doit être fait avec chaque sous-division. Dans une division on trouve souvent des bois très-différents d'espèce , d'âge et de qualité , et qui , pour cette raison , ne sauraient être traités de semblable manière et moins encore coupés à même époque. Dans une division appartenant à la surface qu'embrasse la première période , par exemple , peuvent se trouver des parties de bois encore trop jeunes pour être coupées et qui , par conséquent , n'arrivent point du tout à la coupe préparatoire ou transitoire de mise en état adoptée. Dans la dernière surface périodique, au contraire, peuvent se trouver des essences mûres pour la coupe, qui doivent être maintenant abattues, repeuplées promptement et exploitées encore une fois vers la fin do l'époque de la mise en état.

Le fonctionnaire chargé de la taxation est obligé de déterminer tout cela , ainsi que le temps et le mode de repeuplement des terres vagues existantes , et, par là, de préciser plus spécialement les données du plan d'économie et de les mettre à exécution.

Il est à remarquer , d'ailleurs , que toutes les essences ne peuvent être conservées dans la même forme et de la même grandeur que l'on a trouvées à l'arpentage ; mais que souvent , en consé-

quence et par suite de la division etTectuéeen cantons d'économie et surfaces périodiques, et par suite encore du traitement indiqué par la réalité , il convient parfaitement de confondre plusieurs essences séparées dans l'arpentage , et il est nécessaire parfois d'en désunir d'autres qui auraient été assemblées. C'est pourquoi, après la description faite dans la forêt , il est indispensable de faire la révision complète de tout ce calcul des surfaces et du registre d'arpentage pour les rectifier et les refondre.

Il sera question , dans le chapitre suivant , de la recherche du rapport et de l'indication de celui-ci.

Quatrième chapitre.

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