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TRANSPORT DES FLOTTES

A. Flottage immédiat. Il se divise comme suit : \" Transport des flottes dans le lit naturel de la rivière.

a. Le ruisseau même (sans réservoirs d'eaux artificiels).

b. Par jetées (simples digues traversant obliquement le lit de la rivière).

c. Par bassins d'eau ( ouvrages en bois , rare-

ment murés , qu'on ouvre et ferme au moyen d'écluses , de façon à pouvoir ménager les eaux à volonté).

d. Batardeaux et étangs pour les flottages (afin de diriger, resserrer ou amener les eaux ) :

et. De fascines , fi. De bois , y. De pierre.

e. Regonflements ou pertuis (grandes cbaussées d'étang avec des bouches très-larges et faciles a barrer) ; on di<itingue :

a. Regonfleinents secondaires (dans les vallées latérales.

%. Regonflements principaux.

f. Manière de disposer et rectifier les voies de flottages.

Protection des bords :

a. Par chaussées, h. Par claies de fascines,

c. Par entrelacs,

d. Par différentes constructions.

cl. Levées des pierres , /î. Cloisons d'entrelacs ,

■y. Cloisons de fascines et panneaux de ramilles (constructions avançant obliquement dans le courant de l'eau) :

a. De fascines et graviers, h. De bois de construction et décombres. cT. Clôture en bois (pour contenir les bras latéraux de la rivière).

a. Paravent de billes avec ânes (un barrage en bois serré soutenu par des pieux obliques), h. Paravent dé billes avec pilotis (un barrage attaclic à des pieux perpendiculaires), c. Crèches (2 barrages parallèles , comblés de pierres dans l'intervalle).

2° Transport des flottes dans les rivières établies artificiellement (balisées ).

a. Pour l'opération du flottage du bois long et court , Le barrage peut être :

a- Entrelacs .

fi. Claies de fascines , y . De bois,

a. Avec barrages d'arbres , l>. Avec cartelles (planches épaisses) et madriers).

S. De pierre (muré).

b. Pour l'opération du flottage du bois court :

c. Lançoirs d'eaux (composés de perches réunies entre elles).

lî. Constructions de bacs (de tiges d'arbres creusées, où le creux est déjà formé naturellement, s'il est possible).

^ . Canaux de flottages bondonnés , chevillés ou même cloués.

<r. ,Voie de flottages , chemin de halage, pontée ou mise en chaussée (par échafaudages ou lits des flottes à digues nivelées).

s. Canaux de flottages avec des écluses de réservoirs.

3" Règles des mesures de précaïuion.

a. Nettoiement de la voie de flottage.

b. Epoque des flottages (printemps et automne).

c. Disposition et établissement des réservoirs en

bois et des râteaux-grilles de ces réservoirs.

i'.. llétablissement du chemin de flottage (pardes tiges d'arbres posées transversalement).

c. Grilles volantes et réservoirs à claies (assemblage d'une ou de plusieurs poutres surnageantes attachées entre elles, devant desfo.ssés de moulin, etc. ).

•) . Poutres surnageantes , réservoirs principaux fixes (semblables aux précédents, mais plus larges, plii^ grands et raffermis avec des pieux\

— 4l3 — <r. Réservoirs nécessaires (servant de réserve en

aval des réservoirs principaux).

s. Disposition des réservoirs principaux (grilles de

flottages proprement dites).

^. Grilles mobiles.

d . Règlement des plans d'appareillement et d'em-

magasinage.

e. Reconnaissance (ou inspection) avant et après

le flottage.

Pertes de bois dans le tloltage.

Dans tous les flottages de bois non liés on éprouve quelques pertes par suite des bois canards et de la rupture d'écorces et des éclats qui se détachent, etcetle perte est plus grande lorsque le bois à flotter n'est pas suftisamment sec , que le chemin de flottage est en mauvais état et la surveillance exercée négligemment. En général , on compte de 2 à 5 pour 1 00 de perte pour des distances de ( 2 à 3 îCvcticn — milles, lieues de poste) 15 kilomètres 69 mètres à 22 kilo, 603 met. ou 1 myriamétre 6 kilomètres à 2'"' 3''''" . § 345.

vidange des bois par de grands radeaux-flottes et barques , sur des rivières navigablfs.

Le transport des bois sur de plus grandes rivières navi,orables et à des distances considérables ne rentre pas rationnellement dans le domaine de l'administration forestière , et ce n'est donc pas alors le lieu d'en faire ici la description ; il doit échoir plutôt aux gens du métier , aux bateliers flotteurs et mari-

niers. Les flotteurs construisent avec le bois de longueur leurs H radeaux (trains de bois-flottes), » lesquels, sur le Rhin et le Danube, atteignent quelquefois d'énormes grandeurs, et, à l'instar d'une ile flottante , servent de demeure à des centaines d'hommes pendant le long voyage. Ce mode de transport se dislingue de la navigation proprement dite, non-seulement en ce que le radeau est lui-même V objet principal de m.archandise à transporter et, par conséquent , le but et le moyen , mais encore en ce que leur navigation est toujours invaria])lement déterminée parle cours des fleuves, et ne peut jamais être entreprise en direction opposée ou sur la mer. Les mariniers, par contre , avec leurs barques chargées de bois , font voiles dans toutes les directions à travers les fleuves , les lacs et sur l'Océan,

Sur la conibiuaisou des dilTJrentes méthodes des divers flottages.

Les méthodes de flottage que nous avons indiquées une à une, dans les paragraphes précédents, ne sont pas rigoureusement distinctes l'une de l'autre, mais se fondent mutuellement par des degrés intermédiaires et des combinaisons, ou même concourent toutes ensemble à de plus grands systèmes de flottage plac's sous une surveillance unique; car, tandis que souvent, à la naissance des ruisseaux , il faut employer les dispositions artificielles décrites §§ 338 et 339, celles-ci, lorsque plus tard on les combine et agrandit, peuvent ê(re supprimées de

nouveau, soit partiellement ou par endroits, soit même tout à fait pour de grands espaces, selon que les circonstances locales le permettent ou le commandent.

On trouve un de ces établissements compliqués de flottage en Saxe, près du canal des flottes deVElster, qui établit une communication entre les forêts du Voigtlande et LeipzifT. Ja?gcrsclimid , sur le frontispice des gravures faisant partie de son Manuel de flottage, a représenté l'idéal d'un système pour flotter, combiné de toutes les méthodes et de toutes les règles utiles.

Sur le personnel des flottages.

Le personnel attaché aux flottes est, dans les div^ers pays, composé très-différemment; aussi ne sauraiton établir de bases générales à cet égard , cela dépendant beaucoup trop de l'extension et des rapports de localité. Ordinairement il consiste dans les trois divisions suivantes : 1° direction; T personnel de siuveillance ; 3" personnel de travail. La première peut être une autorité à part, ou rentrer dans les attributions de l'administration supérieure des forêts. Pour les fonctions de la seconde division, on emploie ordinairement le personnel forestier en exercice Tles administrateurs de districts, etc.), à moins qu'une surveillance continue de construction ou de provision majeure de bois pendant toute l'année, ou le tyop grand éloigncment des forêts, ne rendent nécessaire

la création de places distinctes. La dernière consiste dans les travailleurs à gages ou contrats (accords) , engagés seulement pour le temps du flottage, et on y admet de préférence les ouvriers de la forêt. Outre l'opération du flottage proprement dit, les gens ou officiers de police du bailliage , d'après la régie, ont encore à prendre part à ce qu'on appelle les reconnaissances d'inspection avant et après le flottage, d'après lesquelles les prétentions à l'indemnité des propriétaires de fonds et moulins, etc. , adjacents , sont appréciées juridiquement.

LIVRES A EECOMM.VNDEn SBR l^ MATIÈRE DU FtOTTACE DES BOIS !

J^GERSCHMiD. — Maiiucl sur le transport des bois et les flottages, à l'usage des employés forestiers et des marchands de bois. 2 vol. et 35 planches. Carlsrouhe, 1827. (Cet ouvrage est, sans contredit , le meilleur de tous.) 35 fr.

Comte DE Spokece. — Manuel du flottage. Stouttgart, iSzS. 6f. 5oc.

Leikboeck. — L'économie forestière dans ses rapports avec l'exploitation des mines. Leipzig, i834. 17 fr. 5o c.

DEUXIEME DIVISION

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