C. IV, V
^ Confusions, 1. Xlf, c. m, vi, etc.
230 DE LMNDÉFINI
pas, m qu'it n^est pas, pHisqu'it vient et passe ». n Or, qu'estce que cette conception de la cré»tioD, sinon rindéfini sons sa double face antinomique, m (a vie et !a mort sont unum et idem ?
Ainsi ta matière est etnesiims. Qti'eslrce à dire? Elle est par rapport au néant propreH)<eiit dit, «âf eile constitHe là limite dans l'espace. « L'enfer, dit lob, est nu devant Dieu, qui a étendu i^aquitofl siirte vide, et a suspendu la ierre sur le aéaut, et appendkt terrain mper f^iUum^. Elle n^est pas par rapport à TÊtre propr émeut dit, par rapport à Dieu, car elle w'a pas en eHe sa raison d'être ; elle est une simple négation, tiue limite. «Voici,dit iepsalmisteÀDieu, que vous avez posé mes jours dans (a mesure , et <»a substance coqime le oéant devant vous, et sub^tmUia mêa tonqvuim nihitum (mte te^. y» Cette «oneepcion antiiiomique ne 4\&m sembJe étrauge que parce que nous ne réfléchissons nullement aux choses même dont nous usons ehaque jour. Ainsi, en afithm4Uque, qt^'est-eeque le zéro? Le néant, une simple uégation, uu^ pure limite, car le zéro n'a par luimême aucune valeur. Cepen4<')At placez le zéro à U droite d'un ou de plusieurs chiffres, et soudain ceOe sioiple négation, sAus aucune valeur par eUe^même, donne aux chiffres qui précèdent une valeur de dix en dix fois plus grande, en proportion des zéros qu'on ajoute. Le zéro est doue Texpression rigQureuse, la représentation mathématique de la matière. On peut fiivQ en effet du zéro q^i'il n'est pas, puisqu'il n'est qu'une pure négation* un îàPQ (^r^ïm vaLsttr, ^t cependant on peut dire avec non moins de raison qu'il est,
* EfMrratio inpsalmum XXVIII.
« C. XXVI, V. s, 7.