C. II
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parlant n'est la pensée même qu'elle manifesté. U n^est plus même possible aujourd'hui de confondre te corps avec la matière apparente cpi'tt renferme, car les physiologistes vous marqueront la date précise où ce corps ne possédera plus une parcelle, un atome de la matière apparente qui le composait un certain nombre d'années auparavant. Â-t-il cessé pour cela d'exister? Non, tout au contraire, sans ce renouvellement intégral, l'organisme serait mort. Puisqu'il a pris à d'autres corps toute la matière apparente qui le compose à cette heure et leur a donné eu échange toute la sienne, ce n'est donc pas cette matière apparente qui constitue son essence propre et véritable. D'ailleurs, qu'est-ce que cette matière phénoménique elle-même, sinon la manifestation extérieure de la matière réelle, invisible et insaisissable, que nous révèlent la Genèse *„le livre de la Sagesse», Isâïe «, Jérémie * et que la version des Septante nous peint dans son état de simplicité et d'invisibilité, invisibilis et incomposita? A la limite où elle échappe complètement à tous nos sens, celte matière première se manifeste comme le principe même de la formation de tous les corps, la substance initiale qui se révèle par le triple et indivisible phénomène de la lumière, de la chaleur et de l'électricité. Passé cette limite, elle ne peut plus être conçue que comme idée, Vidée de TindivisibiUté absolue.
A cette question que nous avons posée : Qu'est-ce que le corps ? nous pouvons donc déjà répondre :^Le corps, dans sa substance intime, réelle, essentielle et constitutive, est