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international, en établissant les bases d'une législation uniforme qui régirait les intérêts de la communauté des peuples, qui serait Tunique organe des règles de conduite à suivre par leurs gouvernements respectifs dans leurs relations de toutes sortes, et qui s'accorderait parfaitement avec les législations internes, non plus par exception ni presque par hasard, mais par l'influence d'une sanction morale éminemment efficace, qui lui garantirait le respect des nations.
Le Gode international, pour être assuré du crédit convenable auprès des nations, devra s'inspirer de toutes les sources qui peuvent lui servir ; ce sont, comme nous avons déjà dit, les us et coutumes admis en temps de paix et de guerre, et qui forment le droit consuétudinaire reconnu par tous les peuples; ce sont les décisions des congrès ou des conventions internationales, les traités dont les doctrines sont le
plus généralement acceptées, les lois positives internes, en tant qu'elles se réfèrent à la jurisprudence universelle; les décisions arbitrales, les sentences des tribunaux de prises; les documents diplomatiques qui ont abouti à l'aplanissement des conflits entre peuples ; les grands.événements que Thistoire nous présente comme une affirmation des principes internationaux; la loi naturelle, le droit romain, les œuvres les plus caractéristiques des meilleurs jurisconsultes, et leurs opinions personnelles le mieux accréditées.
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Nous ne nous arrêterons pas davantage à cette considération, de crainte de fatiguer l'attention du lecteur. Une idée fondamentale que nous cherchons, en plusieurs endroits de ce livre, à faire prévaloir, est que la paix doit avoir à sa disposition, grâce aux jurisconsultes et aux apôtres du droit international, de nombreux moyens de conservation et de retour; le meilleur, c'est Tusage d'une diplomatie prudente, forte, sans cesse, de sa bonne foi, qui ne cherche jamais de prétexte pour appeler la guerre; qui, lorsque celle-ci devient imminente sous l'effet d'un motif réel, discute ce motif, et l'analyse si droitement aux lumières de la raison et de la concorde, que les inimitiés tombent devant les dispositions pacifiques, que les conflits s'apaisent, et que le spectre de la désolation et de la ruine s'efface devant les horizons salutaires des périodes pacifiques.
Ces doctrines de paix ont heureusement prévalu dans la question qui surgit, en 1887, entre la France et l'Allemagne, au sujet du fonctionnaire français Schnaebelé. Le cabinet de Berlin avait fait arrêter et emprisonner ce citoyen au moment où il passait la frontière, sous prétexte qu'il venait dans son territoire avec des intentions hostiles. Mais, lorsqu'il fut établi que, déjà à plusieurs reprises, les autorités correspondantes de l'Empire allemand avaient invité Schna^belé à s'entendre avec elles dans une entrevue, au sujet d'une divergence de limites, cet homme fut