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leurs, que t'influence de ce principe ne reposé que sur un Bentimentde courtoisie réciproque «les nations vis-à-vis d'autres nations amies, comme l'a fort justement déclaré le tribunal siégeant à Genève en 1872.
— Sans doute, l'affaire que nous avons rapportée consistait dans la violation d'une loi d'ordre public, et c'est pourquoi il pouvait répugner à l'honneur d'une nation de recourir à l'arbitrage pour la nsoudre; de même, il arrive, au sein des sociétés civiles, que la forme et l'idée positive de certaines lois n'admet ni entente arbitrale ni transaction particulière entre les individus en litige. — Mais les droits parfaits du Portugal s'étaient trouvés enfreints d'une manière si manifeste que les États-Unis auraient dû, contrairement à ce qui advint, lui donner satisfaction eux-mêmes pour la conduite illégale de leur navire et pour la faute de lèse-neutralité dont ils étaient responsables vis-à-vis de son gouvernement.
Lorsque les faits accomplis ont, de la sorte, une relation intime avec la législation écrite des nations et les principes généraux de l'équité, les gouvernements doivent faire abstraction de leur amour-propre et s'incliner devant une sentence arbitrale. Ainsi, an iva-t-il, en 1862, lors d'un conflit entre le royaume britannique et l'empire du Brésil, à la suite de l'arrestation de trois officiers anglais du vaisseau la Forte, anglais aussi, qui était en arrêt dans la
rade de Rio-de-Janeiro. Ces officiers avaient été appréhendés et détenus pour cause d'une altercation survenue entre eux et une sentinelle brésilienne en faction dans ces parages. Le cabinet de Saint-James, qui vit dans cet acte une insulte à la marine britannique, exigea une satisfaction du gouvernement brésilien. Finalement, la question fut, d'un commun accord, soumise à l'arbitrage du roi des Belges, qui condamna les prétentions de l'Angleterre. Le souverain arbitre, dans ses considérations fondamentales, disait qu'il n'avait pas été démontré que l'origine du débat survenu à Rio-de-Janeiro fût imputable aux agents brésiliens, et que, dans la manière dont les lois de l'empire du Brésil avaient été appliquées aux officiers anglais, il était impossible de voir la moindre offense à la marine britannique, d'autant plus qu'au moment de l'arrestation ces officiers portaient des vêtements civils et non les uniformes de leurs grades respectifs. — L'on voit combien l'Angleterre eût été injuste de forcer le Brésil à une réparation, pour un cas où celui-ci n'avait fait qu'exercer les droits souverains dont il jouit, en vertu de sa Constitution, dans les limites de sa juridiction territoriale. Déjà même, il est regrettable qu'on ait été contraint de faire intervenir l'arbitrage dans une divergence qui aurait très avantageusement pu être réglée d'une manière directe et par voie diplomatique entre les parties litigeantes, tout comme celle qui s'était