‹ Principes généraux du droit international publicChapitre 20 sur 55 · CX1V · texte numérisé non relu

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tine, au mois de mai de cette année, dans son message au Congrès : « Nous considérons, disait-il, la conservation de la paix comme le premier devoir d'un gouvernement. La paix est un bienfait inestimable, qui doit être la constante et suprême aspiration des peuples bien organisés, dont la civilisation a fécondé le progrès.— Moyennant cet appui, la liberté s'affermit davantage, et les évolutions démocratiques ou républicaines s'accomplissent dans de meilleures conditions. Quant à nous, nous aurons soin de conserver toujours la paix, et de maintenir les relations, actuellement excellentes, de notre pays avec les nations étrangères; nous y parviendrons en mettant toute la franchise et toute la cordialité convenables dans nos rapports, fondés invariablement sur les sentiments de justice et d'estime réciproque. »

De telles paroles se passeront aisément de commentaires; elles traduisent d'elles-mêmes, en termes élevés, les sentiments fraternels d'une politique internationale, digne et juste, vivement désireuse de consolider la paix générale. Tandis que la guerre est une source certaine de deuil et de ravages, la paix garantit infailliblement la grandeur et la prospérité des Etats. — Le digne président dont nous avons rappelé le Message n'oublie pas que la République Argentine doit sa prospérité à son sens droit et à son existence tranquille, et que ces qualités, si précieuses pour son progrès et son aisance, l'appelleront

à constituer, dans quelques années peut-être, les Etats-Unis de L'Amérique du Sud. Son tangage est quelque peu différent des déclarations du ministre italien : et nous avons ra ison de craindre que, si chaque gouvernement donne crédit au système de son président, l'on voie bientôt, à l'heure où les rives de la Plata prospèrent, fécondées par le génie industrieux et la sagesse de leurs habitants, celles du Tibre mêler des ondes sanglantes aux blondes eaux de fleuve, et subir une affliction préparée par la volonté de ceux qui exerçaient sur elles un pouvoir imprudent.

Mlèyes d ai- Les Sociétés d'Arbitrage et de la Paix, auxquelles leur zèle immense et infatigable et leurs travaux hautement méritoires ont valu la considération et la gratitude générales, poursuivent, par tous les moyens dont elles disposent, le projet d'organisation d'un collège d'arbitres. — C'est là un projet excellent, et nous pouvons espérer que son crédit sera facile auprès des nations. — Il s'agirait d'abord d'élire un certain nombre de jurisconsultes de bonne volonté, qui tinssent à honneur de prêter leur concours à une œuvre essentiellement humanitaire et patriotique; on n'aurait pas de peine à trouver des participants de cette sorte parmi les membres de l'Institut de Droit. Il conviendrait de leur joindre un nombre estimable de diplomates. Car le Collège d'Arbiires, ainsi constitué, garantirait à la fois la base ou le

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