XXV^ PRÉFACE
Et puisque — en dehors de toute provocation de notre part — on n'hésite pas à retourner contre nous de vieilles citations, on ad mettra bien que j'use, à l'égard de Malon, du même procédé bien que je me fusse refusé à en prendre Tinitiative.
Qu'on ouvre son « Exposé des écoles socialistes françaises » (i), et on verra apparaître un Malon antisentimentaliste. Le spectacle est curieux.
Page V de l'avant-propos on peut lire :
« Une génération socialiste qui a tant travaillé à la propagande des idées sociales et à l'organisation des forces ouvrières, « qui a brisé avec le sentimentalisnie, si cher aux souffrants, pour adopter la pensée scientifique de la seconde moitié du xix® siècle », qui a donné tant d'efforts et tant de sang pour la justice, cette génération, malgré ses défauts, malgré ses insuffisances, malgré sa défaite, peut se rendre le témoignage d'avoir rempli sa tâche, et les hommes justes ne le lui contesteront pas. Vive l'avenir ! »
Plus loin (p. 191), dans l'étude sur Proudhon, on trouve :
(1) Un vo'. in-18, Le Chevalier, éditeur; Paris, 1872.