‹ Principes socialistesChapitre 5 sur 40 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

qui l'honoraient de leur visite. Malgré une surprise fort naturelle, notre homme ne perdit pas le sentiment des convenances et, leur montrant poliment des sièges, il engagea ses célestes visiteurs à s'asseoir.

— Nous voudrions bien, répondirent ceuxci, mais nous n'avons pas de quoi.

De même les petits jeunes gens de M. Léon Say, ils voudraient bien pourfendre socialisme et socialistes ; il n'y a qu'une difficulté, ils n'ont pas de quoi, M. Léon Say le déclare lui-même :

« Il faut l'avouer, a-t-il dit, nous ne sommes pas encore prêts. La jeunesse libérale est en retard ; elle ne sait pas suffisamment l'histoire philosophique et morale des dernières années et elle n'a pas en mains toutes les armes dont elle devrait pouvoir disposer » (i).

Parmi les fantaisies favorites, pour le moment, de nos adversaires, je laisserai de côté le recours à la religion qui devient, de plu9 en plus^ la tendance manifeste de la plupart d'en-

(1) Séance publique annuelle de l'Académie des sciences morales et politiques, discours de M. Léon Say, président. — Journal des Débats^ éd. rose, supplément, 3^^° col.. 30 novembre 1895.

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