‹ Principes théoretiques des methodes d'analyse minérale fondées sur les réactions chimiquesChapitre 15 sur 42 · fi · texte numérisé non relu

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C conslant T variable

Tempéra-

Lorps

ture

dissons

centigrade

Sucre

Tarlrale

de soude

Pression osmotique

Calculée

en Obsi'rvée

supposant ;

fl08

L'accord est très satisfaisant, étant donnée l'extrême difficulté d'obtenir des vases de Pfeffer rigoureusement hémiperméables.

Il en résulte donc que la concentration C d'une solution, sa pression osmotique P et sa température absolue T sont reliées par une équation de la forme P = A . C . T, A étant une constante.

Si l'on considère le poids moléculaire )n (hi corps dissous dans un volume V du dissolvant, on aura C = ~; et l'expression ci-dessus devient :

PV = Amï.

équation de même forme que la loi de Mariotte-Gaj- Lussac :

(2) PV =^ RT.

Yan't Hoff ayant eu l'idée de comparer la valeur Xm

118 PRINCII'ES DES MÉTHODES d'aNALYSE MINERALE

de réqnation(l) obtenue pour le sucre (m = 34-2) à celle de la constante R de la loi de Mariotte-Gay-Lussac, constata que la valeur de \//i, égale k 842 (en exprimant //i en kilo|.n-ainmes, et P en kilograniines par mètre carré), est sensiblement la même que celle de la constante R de la loi de Mariotte-Ga>'-Lussac, égale à 846 avec les mêmes unités. 11 crut d'aljord à une coïncidence purement fortuite i" ; mais, en poursuivant la même vérification sur quelques autres données obtenues par Pleffer et par un autre naturaliste, M. de Yries, il obtint toujours la même valeur j)0ur le produit \m, et fut ainsi amené à conclure de lidentité des équations (1) et (2), qu'une molécule d'un corps transformé en vapeur sous le volume Y, ou dissous dans un volume V de solvant, a des pressions élastique et osmotique identiques.

La très grande difficulté d'obtenir des vases de Pfeff"er réellement hémi-perméables n'a pas permis de répéter et de varier beaucoup ces expériences. On peut citer toutefois les expériences exécutées avec un très grand soin par M. Ponsot(**), (|ui a obtenu les résultats suivants avec des solutions très diluées de sucre de canne placées dans diff'érents vases de Pfefîcr :

f=li»,8, C = |e^23.^ par litre, P — 861 à 890 mm. t -= i 1».8, C = 0 ,6175 — P — 433 à 444 —

Ave-- un même vase, et des solutions ;i 1 ^',235 par litre,

( =r 0",8, r SIG (P calculé — 8r)5).

L'accord est moins salisfaisanl (juavcc les données de l'I'elîer, surtout il température variable, mais il est cependant encore acce])(able.

'*; C<inr(fr<'n<e fuite jiar Van r llnKK dcvnnl la Soiiélé Cliiiiiiqne â \> ans [lu- vue srienlifique, 1" seincslro IS'Ji, p. .'jSO). (•*) l'o.NBOT, C. /{., t. CXXV, p. 80T; isy7.

La constante At)i est donc bien égale à R pour les solutions étendues de substances organiques. Mais, pour les sels métalliques en dissolution dans l'eau, la constante de la loi des pressions osmotiques n'est plus la même, et l'on doit remplacer l'équation précédente (1) par une expression de la foi'me :

(3) pv = mT,

i étant un coefficient >> 1, qui déj)end de la nature de la solution. Cette anomalie a été constatée au moyen des coefficients isotonirpies obtenus par le naturaliste de Vries de la façon suivante. Les cellules fraîches de certains végétaux présentent le caractère d'iiémi-perméabilité à un très haut degré : plongées dans l'eau pure, elles se gonflent ; si on les place dans des solutions salines concentrées, le protoplasma qui remplit la cellule se contracte en perdant de Teau, qui traverse la paroi de la cellule. En faisant varier la concentration du corps dissous, on peut réaliser des solutions dans lesquelles le protoplasma ne gonfle ni ne se contracte, et la limite est extrêmement nette pour une variation très faible de concentration.

M. de Vries a étudié ainsi les solutions aqueuses d'un grand nombre de corps différents et a appelé isotoniqites celles pour lesquelles il y a équilibre avec le liquide du protoplasma (*). En opérant avec des tissus cellulaires offrant des forces osmotiques différentes, il est clair qu'on peut obtenir plusieurs séries de liqueurs isotoniques ; .or de Vries a trouvé le même rapport de concentration dans les séries différentes, ainsi que le montre le tableau suivant, donnant pour le nitre, le sucre et le sulfate de potasse, d'une part (A) la grandeur absolue de la concen-

(*) De Vries, Eine Méthode zitr Analyse der Turgorkraf/ {Pringsheim's Jahi'buclier, XIV).

120 P1UNC1H":.S DES MKTHODES ij'ANAI.V.Sli MINhHALE

tration exprimée en ni<»Ié<-ules-graii!mes par litre, d'autre part (B) les rapports entre ces concentrations en prenant celle (lu iiitrc comme imité dans les séries différentes :

BEnlEÉi

AïO^K

Sucre

Sucre

iP.I-,"

o.oo

oa

l.ôi

o,ir.

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