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Ces chiffres confirment d'une fa<;on pres(|ue rigoureuse la loi de proportionnalité entre les concentrations et les pressions osmotiques à température constante. On voit d'après le tableau précédent que les solutions isotoniques de nitro, sucre et sulfate de potasse, qui ont même pression osmotique, sont plus concentrées pour le sucre que pour les sels métalliques. Si l'on admet que la pression est proportionnelle à la concentration, il en résulte que 1 molécule de nitre, par exemple, dissoute dans un volume Y d'eau, donnera une pression <ismotique 1,54 fois plus grande que 1 molécule de sucre dissoute dans le môme volume V. Si donc la })ression osmotique du sucre est liée au volume V et ;i la température T par l'équation PV = RT, celle du nitre sera représentée par l'expression PV = l,r)4KT : le- coefficient / de l'équation (3) est donc égal à 1,54 pour le nitre. Il suffit en définitive do diviser l'une par l'autre les concentrations moléculaires du sucre et de la substance saline donnant dos solutions isotoniques pour obtenir 1»; coefficient / à introduire dans récpiatioii V\ ^= /HT relative h cette substance saline. Le tal)leaii ci-après (p. 262) donne un certain nombre de coefficients / ainsi obtenus d'après les coefficients isoioniques ; il est ;i noter (pie les v.ijeurs de i sont assez différentes suivant les expérimentateurs.
Abaissements moléculaires des points de congélation et des tensions de vapeur : lois de Raoult. — La loi des pressions osinotiqiies, qui na été en somme établie directement qne sur un assez petit nombre de mesures en concordance, a surtout gagné en valeur et s'est imposée aux physico-chimistes comme l'expression d'un phénomène général par l'heureuse s^ynthëse qu'elle a permis de faire des données obtenues dans les mesures cryoscopiques et ébuUioscopiques, déjà effectuées au moment où Van'tHoff a découvert cette loi.
En étudiant les points de congélation d'un grand nomlire de solutions assez diluées pour que les premiers cristaux formés par abaissement graduel de température soient formés de dissolvant pur, Raoult était arrivé aux résultats suivants. Pour les matières organiques, l'abaissement du point de congélation est indéi)endant de la nature de la substance dissoute et du dissolvant, il est proportionnel à la concentration et égal à 0°,63 pour 1 molécule dissoute dans 100 molécules du dissolvant. Pour les substances salines en solution diluée dans l'eau, l'abaissement est bien proportionnel à la concentration, mais n'a pas la même valeur que pour le sucre de canne pris pour unité. Raoult a dressé des tables cryoscopiques donnant, pour un grand nombre de substances, l'abaissement proportionnel /' rapporté à celui du sucre, toutes les substances étant prises sous leur poids moléculaire supposé dissous dans 100 grammes d'eau. Si l'on appelle A ral)aissement donné par une solution saline, on a :
18,3 étant l'abaissement fourni par le sucre. Or les coefficients i ainsi obtenus sont sensiblement égaux à ceux que l'on déduit des coefficients isotoniques, ainsi que le montre le tableau suivant :