CORPS DISSOUS
Sacre de canne. . .
Acide citrique. . . .
NaCl
AzOSK
StilK-'
•Mg-iM-i
CuCl-'
.^célate de potasse.
2 DAPnKS LES COEFFlCIIt.NTS ISOTO.^IQL'ES
obtenus
par de \'ries
1,U(> L07 LliO
autres auteurs
i U AFREB LES ABA1SSE31KIIT4
DKS
HÛIMS tiK CO.NGÉLATIOM
l.UO 1,04 1,89 1,fi(i
Il en est de même des coefficients semblables déduits des abaissements moléculaires de tensions de vapeur (mesures ébullioscopiques ou tonométrie) . WuUner a établi, en 1858, que le ptjint d'ébullition des solutions sous la })ression atmosphérique est plus élevé que celui du dissolvant pur, et cela d'autant plus que la concentration est plus forte : WiiUner avait conclu de ses expériences ([ue l'abaissement de tension de vapeur est proj)ortionnel à la (luantité du corps dissous dans un même poids du dissolvant.
Raoult a constaté, comme pour les points de congélation, que l'abaissement de tension ne dépend, en général, que du rapport du nombre de molécules dissoutes au nombre des molécules du dissolvant. Avec les solutions aqueuses, cela n'est vrai que pour les substances organiques; pour les solutions de sels métalliques dans l'eau, on trouve des abaissements moléculaires A s'écartant de cette loi, comme pour l'abaissement des points de congélation, et l'on constate que :
i = 5, Cm A,
A étant la diminution de tension de la solution ;i l p. lUO d'' n corjis d(? jioids m(jlécidaire ?n. Ou trouve ainsi pour
NaCl, 1= 1,98, — pour AzO'^K : 1,59, — pour SO^K^ : 1,97, etc., coefficients concordant d'une façon satisfaisante avec les valeurs de /' tirées des mesures cryoscopiques.
Identité des coefficients / déduite des mesures osmotiques, cryoscopiques et tonométriques. — La loi des pressions osmotiques présente cette remarqua))le particularité que uon seulement elle s'accorde avec les anomalies crjoscopiques et ébullioscopiques des solutions salines, mais (lirelle permet encore de retrouver le même coefficient i dans les trois séries de phénomènes. La démonstration en a été donnée par Van't Hofî, en s 'appuyant sur ce que des solutions isotoniques ont forcément même tension de vapeur et, réciproquement, deux solutions ayant même point de congélation doivent avoir la même pression osmotiquo puisqu'elles ont toutes deux, comme tension de vapeur, celle de la glace à la même température; il suffît de considérer des cycles de transformation réversibles exécutés par les solutions au moyen de membranes hémiperméables et de leur appliquer les principes de la thermodynamique (*).
Mais, si ces raisonnements permettent de concevoir qu'on puisse obtenir le môme coefficient i, pour une solution saline déterminée, par les trois méthodes différentes des pressions osmotiques, des abaissements de points de congélation et des tensions de vapeur, ils n'expliquent pas })Ourquoi, par exempl(r, une solution d'une molécule de chlorure de sodium dans l'eau produit les mêmes effets que 2 molécules environ de sucre de canne dans le même solvant. C'est cette lacune qu'est venue combler l'hypothèse d'Arrhénius, qui du même coup a relié les
(*) J.-H. Van't Hoff, Lois de l'équilibre chimique dans Vélal dilué, gazeux ou dissous.
124 PRINCIPES DES MÉTHODES d'aNALYSE MINÉRALE
.«•uiidurtilnlités électriques des solutions salines aux coefficients i obtenus par les méthodes précédentes.