‹ Principes théoretiques des methodes d'analyse minérale fondées sur les réactions chimiquesChapitre 18 sur 42 · SALINES · texte numérisé non relu

SALINES

Hypothèse d'Arrhénius : l'ionisation des électroly tes v *) . — Arrhéiiius admet (^ue les molécules existant dans les solutions conductrices de l'électricité (substances salines en solution aqueuse ou électrolytes) ne sont pas les molécules physiques telles que SO'Cu pour le sulfate de cuivre, NaCl pour le chlorure de sodium, etc., mais des molécules plus simples, provenant de la dissociation des premières en groupes différents, ceux que Faraday a appelés ions élcctri(iues, et dans lesquels l'électricité décompose les sels métalliques, c'est-à-dire SO* et Cu, Na et Cl, etc. Si donc on prend un certain nombre N de molécules de chlorure de sodium j)ar exemple, et qu'on les dissolve dans Teau, le nombre total des molécules présentes dans la dissolution n'est pas égal à N, mais au nombre des molécules non dissociées, augmenté du nombre d'ions libres donnés par les molécules dissociées; s'il y a m molécules non dissociées et n molécules dissociées chacune en [a -\- à) ions, il y aura donc tn + 7i{a -\- b) molécules distinctes, et le noinbre de celles-ci est forcément supérieurà N ; par suite (et c'est en cela que consiste l'hypothèse d'Arrhénius), c'est au nombre m -\-n {a -\- h) de molécules, et' non au nombre N, (pie doit s'appli- (juer la loi des pressions osmotifpies. Si, i»ar exemple,

(*) Ahhiiémls a exposé les (liirérents puints île cette théorie dans un grand nombre de mémoires publiés dans le Zi'itsc/irifl filrphi/s. Ch. ; il la n-siiiiice d une façon très conipléle dans un mémoire publié dans le journal fran<;ais la Lumière vli'clrinue du 31 août 1889, cl intitulé : La théorie moilerne de lu cunsliltilion di'x sithiliinis électroli/liiiues, aiiiiuel nous nous référerons jiar la suite.

toutes les molécules de XaCl étaient dissociées en ions Na et Cl, on aurait en solution deux fois plus d'ions que de molécules introduites dans le dissolvant, et ce serait l'équation PV = 2RT qui serait l'expression exacte de la loi des pressions osmotiques pour NaCl — al)S()lument, ainsi que le fait remarquer Arrhénius, comme la loi de Mariotte relatiA'e aux vapeurs de chlorlu'drate d'ammoniaque AzH^Cl, dissocié en AzH-^ et HCl à haute température : si l'on considère en effet une molécule de AzH^Cl et que l'on cherche la relation entre la pression et le volume de cette molécule à une température où elle est intégralement dissociée, ce ne sera pas

qui représentera la pression eu fonction du volume,

mais

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