DU CLIMAT
à de nouvelles recherches sur l’étude de ces lois, que de laisser notre imagination s’exercer sur les changements que l’on s’est plu à supposer dans la température intérieure d’un monde à l’état d'embryon.
De la distribution de la chaleur sur le globe. — En considérant les lois qui règlent la distribution de la chaleur à la surface du globe, il faut, ainsi que M. de liumboldt le recommande avec tant de raison , se tenir en garde contre la tendance que l’on pourrait éprouver à considérer le climat de l’Europe comme le type de la température dont jouissent toutes les contrées situées sous la môme latitude. Les sciences physiques, dit cet observateur, portent toujours l’empreinte des lieux où elles commencèrent à être cultivées. C’est ainsi qu’en géologie, par exemple, on fut tenté d'abord d’attribuer tous les phénomènes volcaniques, aux seuls volcans de l’Italie, et qu’en météorologie , on crut pendant longtemps devoir considérer cette petite partie du monde ancien qui constitue le centre de la civilisation primitive en Europe, comme le type auquel pouvait être rapporté le climat de toutes les latitudes correspondantes. Mais cette région, qui ne forme que la septième partie du globe entier, se trouva précisément faire exception à la règle générale. Or , c’est par une