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CHAP. VII.) DE TEMPÉRATURE

qui, de leur temps, n’oflnraient que des déserts de neige.

Si le lecteur éprouvait quelque peine à admettre une aussi grande modification de température, comme conséquence probable des changements géographiques qui pourraient avoir lieu dans l’un des deux hémisphères, il n’aurait, pour en concevoir la possibilité, qu’à se rappeler l’importance des anomalies locales qu’exerce sur le climat, à l’époque actuelle, la distribution particulière des terres et des mers dans certaines régions. Comme exemple de ces anomalies, nous citerons entre autres le fait rapporté par le capitaine Cook , relativement à la Géorgie australe. Cet observateur a trouvé que la ligne des neiges perpétuelles s’abaissait dans cette île, située entre les 5ie et 55« parallèles de lat. S., jusqu’au niveau de la mer. On n’y voyait ni arbres ni arbustes , et la seule végétation qui s’y développât durant l’été, consistait en un peu de mousse et de gazon qui , aprèsla fonte partielle de la neige et de la glace, recouvraient, comme à regret, quelques roches. Or, si malgré toutes les causes précédemment énumérées comme étant de nature à équilibrer les températures des diverses régions du globe, un tel climat peut, de nos jours, exister au niveau de la mer, sous une latitude correspondante à celle du Yorkshire, quelle idée doit-on se faire des rigueurs d’un hiver auquel donne-

301 CAUSES DES CHANGEMENTS (livke I,

rait lieu le transport des montagnes de l’Inde au cercle arctique !

Maintenant, il nous reste à examiner quel serait le surcroît de refroidissement que détermineraient les diverses modifications qui, dans l’hémisphère sud , pourraient également se manifester dans la position relative des terres et des mers. Si les continents restants se trouvaient transportés des latitudes équatoriales et voisines de l'équateur aux régions polaires antarctiques, l’intensité du froid serait telle que le globe deviendrait peut-être inhabitable. Je dis peutêtre , car nos connaissances, à l’égard des lois qui règlent la direction des forces souterraines , sont trop bornées pour nous permettre de décider si une pareille catastrophe est vrai me nt dans la sphère des choses possibles. Il serait difficile d’imaginer une distribution de terre et d’eau plus irrégulière, plus capricieuse, en quelque sorte, que celle qui, de nos jours, existe à la surface du globe; caron pourrait partager la terre en deux parties égales, de sorte que l’un des deux hémisphères fût presque entièrement couvert d’eau , tandis que l’autre renfermerait plus de terre que d’eau (Voyez la carte représentée PI. 1.) (*); et ce

(*) On arrive à ce résultat en projetant une carte sur l’horizon de Londres, c’est-à-dire, en supposant l’œil de l’observateur placé au-dessus de celte ville , et planant de là sur une moitié du

CARTE montrant l'in é g- ale distribution de* COJl'TI.NE^TS cl de* MERS .telle «ju'ellr existe maintenant à la surface du GLOBE.

Pf.J.

Fio- I . tondre s est considère (/uns cette / ’iifure comme /e point rentra/ f/ou /tri/ em/rasse ta ptusçrandc quantité de terre çttt couvre t un des doua Hémisphères.

K,e2. Ici. te centre est occupé par tes antipodes de /ordres, point doit ton découvre ta p/us grande quantité d 'eau e.nstant dans t un des deus Hémisphères terrestres .

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