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CARTE

mont ant la position que» devraient occuper LES CONTTYESTS ET LES MERS pour produire le maximum DK CHALEUR ET DE FROID , que les climals du GLOBE pourraient éprouver.

Observations .

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I espace compris entre les pôles et le. t 4.(êdet/re de latitude . lln/ex la /ï</. /Vf 2 .

DE TEMPERATURE

Cil AP. VII.)

qui est plus extraordinaire encore, c'est qu’en comparant les terres extra-tropicales de l’hémisphère nord et de l’hémisphère sud, on trouve que les premières sont, par rapport aux dernières , dans la proportion de treize à un (*)! Ainsi la supposition que nous avons cherché à rendre sensible dans la planche 2 , ou tous les continents sont réunis sous les parallèles élevés, et toutes les mers sous les latitudes basses, ne donnerait pas pour résultat une surface beaucoüp plus anomale que celle que présente la distribution actuelle des terres et des mers.

Position relative des terres et des mers , propre à donner lieu au maximum de chaleur. — Détournons actuellement notre attention de l’hiver de la « grande

globe ; car, de ce point, on aperçoit ce que de nul autre on ne pourrait voir, je veux dire la plus grande quantité de terre possible, eu égard à la répartition actuelle des mers et des continents. D’un autre côté, en se transportant au point opposé, ou aux antipodes de ce lieu, l'oeil embrasse la plus grande quantité d’eau possible. (Voyez PI. 1. Fig. 2 ) M. James Gardner a signalé, le premier, un fait singulier, savoir, que la 27e partie seulement de la partie terrestre du globe a de la terre à ses antipodes. Ce fait a une connexion intime avec ce que nous avons déjà remarqué de la prédominance de la terre-ferme dans l’un des deux hémisphères. Voyez Gardner, Geol. Soc. Proceedings. (Procès-verbaux de la Société Géologique) N°-32, p. 488.

(*) Humboldt, Des Lignes Isothermes.

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année » pour considérer l’ensemble de circonstances opposées qui pourraient amener le printemps et l’été de cette môme année. Si l’on suppose que toutes les terres soient réunies sous les latitudes équatoriales , et que quelques promontoires seulement s’avancent au-delà du 30e parallèle (disposition dont la carte représentée flg. 1, pl. 2, peut donner une idée) , il faudra nécessairement admettre un résultat ettrôme de changements géologiques. Mais si, au lieu de supposer une modification aussi considérable dans la répartition des terres et des mers, on n’admet que quelques changements beaucoup moins importants, il n’en résultera qu’une élévation générale de température. On ne saurait nier qu’au milieu des révolutions dont la surface du globe a été le théâtre, la masse des continents n’ait pu, à certaines époques, tout à la fois diminuer dans le voisinage des pôles, et augmenter dans les régions intertropicales. Une autre circonstance qu’il importe aussi de ne pas perdre de vue, c’est qu’aujourd'hui môme, pour trouver la limite des neiges perpétuelles, il faut s’élever .de 15,000 pieds ( 4,600“ env.) dans la partie des Andes située sous la ligne, et de 17,000 (5,000“ env.) dans l’Himalaya , chaîne placée en dehors du tropique. La chaleur que renvoie sur le versant septentrional de cette chatn^ le vaste continent qui lui fait face, en tempère tellement le froid, qu’on y trouve des

CI1AP. VII

DK TEM PKBATl'BK .

prairies et des terres cultivées jusqu’à une hauteur égale à celle du Mont-Blanc (*). Ne voit-on pas, d’après cela, que si, d’une part, il n’y avait point de terres arctiques dont l’effet consiste à refroidir l'atmosphère et à déterminer la congélation de la mer, et que si, d’un autre côté, les plus hautes montagnes se trouvaient réunies dans le voisinage delà ligne, non-seulement celles-ci pourraient être couvertes d’une riche végétation jusqu’à leur sommet , mais qu’en outre presque toute trace de congélation disparaîtrait de la surface du globe?

A l’époque où dans aucune région du monde l’absorption des rayons solaires ne se trouvait, même en hiver, arrêtée par la neige , la chaleur moyenne de la croûte terrestre devait nécessairement aller en augmentant jusqu’à de très-grandes profondeurs , et les sources qui, comme l’on sait, indiquent, en général, la température moyenne du climat, devaient être beaucoup plus chaudes sous toutes les latitudes. Par suite, les eaux des lacs et des rivières devaient aussi être beaucoup plus chaudes en hiver’, et se trouver, l’été, à l’abri de tout refroidissement occasionné par la fonte des neiges et des glaces. Le climat le plus uniforme régnait sans doute dans les archipels des mers tempérées et po-

(’) Humboldt, Tableaux de la Nature, vol. i , p. *12.

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laires où les eaux tièdes des courants équatoriaux coulaient librement. La quantité d’humidité que renfermait alors l’atmosphère devait surpasser de beaucoup celle qui s’y trouve contenue aujourd’hui ; et cela, par cette seule raison, qu’un excès de chaleur devait donner lieu à une évaporation plus considérable sur toute l’étendue du globe. Les vents, d’abord échauffés par leur passage au-dessus des plaines tropicales , acquéraient ensuite, en traversant l’Océan , une forte proportion d’humidité , qui finissait par se résoudre en une pluie chaude, lorsque arrivant tout chargés de vapeurs, aux limites les plus reculées des régions septentrionales et méridionales , ces vents venaient à rencontrer une atmosphère plus froide. Si pendant la longue nuit d’un hiver polaire, le sommet de quelques îles arctiques se trouvait blanchi par les neiges, celles-ci disparaissaient rapidement au retour du soleil, comme les neiges de l’Etna au souffle du Sirocco.

Les savants qui se sont livrés à l’étude de la distribution géographique des plantes assurent que, sous les latitudes très-basses, la végétation actuelle des petites îles situées à une certaine distance des continents offre un caractère tout particulier : les fougères, et autres familles voisines, y dominent, relativement à la totalité des autres plantes, d’une manière notable. On a remarqué aussi que toutes les autres

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circonstances étant les mêmes, plus les îles sont * éloignées des continents, et plus cette proportion devient considérable. Ainsi, par exemple, dans l’Inde et dans les parties tropicales de la Nouvelle-Hollande, la proportion des fougères, par rapport aux plantes phanérogames, n’est que de un à vingt-six; tandis que dans les îles de la mer du Sud, elle est de un «à quatre, ou même de un à trois (*).

On doit naturellement conclure de ce qui précède, que pendant l’été de la « grande année » que nous considérons maintenant, il y aurait dans les îles ‘situées loin des continents une abondance extrême de fougères en arbre, ainsi que de végétaux d’espèces voisines des palmiers et des plantes arbores- * centes, tandis que les plantes dicotylédones et diverses autres, qui, actuellement, sont très-communes dans les régions tempérées, disparaîtraient presque entièrement de la surface du globe. D’un autre côté, il n’y aurait rien d’impossible à Ce que certains genres d’animaux, dont les débris se retrouvent dans les couches anciennes de nos continents, reparussent sur la surface de la terre. Il «e pourrait, par exemple, que l’Iguanodon , aux formes gigantesques, se montrât de nouveau dans les bois , et l’Ichtyosaure dans

(*) Ad Brongniart, Consid. générales sur la Nat. de la Végétation , etc. Ann. des Sciences nat., Nov. 1828.

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