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CHANGEMENTS DE LA SURFACE (UVBB I

Dernières remarques et conclusions sur les changement s qui ont eu lieu dans la géographie physique. — Les observations précédentes n'ayant en quelque sorte rapport qu'à l’Europe, ne peuvent servir à constater l’augmentation de la terre ferme que sur une petite portion de l’hémisphère nord. Mais, ainsi qu’on l’a vu dans le chapitre VII, la grande étendue de terre basse, qui, en Sibérie, s’étend principalement entre les 5 o'- et 75e degrés de latitude nord (espace presque aussi considérable que celui qu’occupe 1 Europe entière), est couverte, en très-grande partie, de terrains de formation marine, qui, d’après le témoignage de l’allas et de divers autres auteurs, peuvent être considérés comme appartenant à la période tertiaire. Or, l’émersion de cet espace, que, géologiquement parlant, on peut regarder comme' un événement moderne, dut nécessairement avoir pour résultat de déterminer un très-grand refroidissement sur toute l’étendue du globe.

En résumé, ne voit-on pas dans tous les faits qui viennent d'ôtre énumérés, plusieurs raisons de supposer que les époques auxquelles ont eu lieu les principales altérations climatologiques qui peuvent être déduites de la présence des débris fossiles , ont coïncidé avec les changements les plus remarquables dans l’ancienne position des mers et des continents. Ainsi, une vaste étendue de mer, parsemée d’îles.

CHAI*. Vlll.) BT. CLIMAT CONTEMPORAIN. .‘5 Vf)

parait avoir été le caractère de l’hémisphère nord, aux époques qui ont donné naissance aux roches de transition et au terrain carbonifère, — époques ou la température était à la fois très-élevée et très-uniforme. D'autres modifications climatériques accompagnèrent les changements successifs qui se manifestèrent dans la géographie physique de nos latitudes septentrionales, lors du dépôt des terrains secondaires. Enfin, le refroidissement devint plus sensible, et le climat plus semblable à celui dont nous jouissons présentement, lorsque les parties continentales de l’Europe et de l’Asie septentrionale eurent atteint toute leur étendue, et les chaînes de montagnes, leur hauteur actuelle.

On a objecté à cette théorie des climats, qu’il n’existe aucune preuve géologique de la prédominance ancienne d’une température inférieure à celle qui règne actuellement, alléguant à l'appui de cette objection que si c’était aux causes qui viennent d’ètre < énoncées que l’on dût véritablement attribuer les changements en question, les fossiles indiqueraient vraisemblablement un climat tantôt plus chaud et tantôt plus froid que celui qui domine aujourd’hui (*) .

A cela je répondrai que, suivant toute apparence, nos climats actuels diffèrent beaucoup plus de l’état

l*) Allgerneine Lileralur Zeilung (Gazelle générale de Liltéralure), 11° CXXXiX, Juillet 1833.

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