‹ Principles De GeologieChapitre 123 sur 159 · CAUSES A STR. QUI ONT CONTRIBUÉ (livbe I · texte numérisé non relu

CAUSES A STR. QUI ONT CONTRIBUÉ (livbe I

degré centigrade, ne s’observe aujourd'hui que trèsrarement dans du sable sec exposé en plein midi, au soleil de l’équateur il s’ensuit qu’une théorie tendant à établir qu’à une époque donnée la surface' du globe entier recevait des étoiles seules (dans la nuit, par exemple), une quantité de lumière et de chaleur supérieure à celle qui de nos jours est produite par un soleil tropical, doit nécessairement effrayer l’imagination , même la plus hardie.

De l’éclat variable de certaines étoiles. — Il est encore une autre circonstance astronomique qui, parmi lesdiverses causes susceptibles de déterminer quelques variations séculaires dans les climats terrestres, mérite d’être mentionnée. On sait depuis longtemps que l’intensité lumineuse de certaines étoiles est sujette à des variations tout à la fois périodiques et considérables. Ainsi, par exemple, sir John Herschel a, depuis peu, reconnu (Janvier 1840) qu’a/p/iad’Orion, unedes étoiles les plus grandes et les plus brillantes du ciel, perd dans l’espace de six semaines , moitié , à peu près, de son éclat. « Ce phénomène, dit-il , ne peut manquer d’éveiller l’attention des savants et de donner lieu à de nouvelles spéculations analogues à celles auxquelles mon père , sir W. Herschel, s’est livré le premier, sur la possibilité d’une altération dans l’éclat de notre soleil lui-même. Si réellement

CH ap. VIII.) AUX VARIATIONS Dü CLIMAT. 355

il existe quelque analogie entre la nature du soleil et celle'des étoiles fixes , chaque preuve que nous acquérons de l’influence considérable de ces changements périodiques dans ces corps éloignés, doit ajouter à la probabilité que quelque chose d’à peu près semblable se passe à des distances plus rapprochées de nous. » Puis, faisant allusion à l’influence possible de faits de cette nature sur les anciennes révolutions qu’ont subies les climats terrestres, sir J. Herschel dit plus loin : « L’observation a constaté que depuis l’époque à laquelle remontent les annales de l’Histoire de l’Astronomie, plusieurs étoiles ont, dans les anciens temps, subi des changements d’intensité lumineuse très-considérables, sans qu’aucun changement proportionnel de distance ait contribué à produire cet effet. Si, même intrinsèquement, notre soleil a été autrefois beaucoup plus brillant qu’il ne l’est à présent, la température moyenne de la surface du globe terrestre a dû, par suite, être proportionnellement plus élevée. Bien qu’en ce moment je parle de changements séculaires, et non de changements périodiques, mon argument se trouve singulièrement compliqué par la considération de la diaphanéité, probablement imparfaite, des espaces célestes, et par la cause de l’imperfection de cette diaphanéité, que l’on peut attribuer à la présence de molécules matérielles non lumineuses, et irrégulière-

35tf DIMINUTION SUPPOSÉE (ilivke i,

ment disséminées en amas, à la manière des nébuleuses ; mais formant des masses plus considérables. Inexistence de ces corps, auxquels on a donné le nom de nuages cosmiques , me semble en quelque sorte constatée par les phénomènes si singuliers, et même en apparence si capricieux , des étoiles temporaires, coirime peut-être aussi, par l’augmentation et la diminution d’éclat si extraordinairement subites que l’on a observées récemment dans -o d’ Argus (*). »

Dirhinution graduelle de la chaleur primitive attribuée au globe terrestre. — La diminution graduelle de la chaleur primitive que l’on attribue au globe terrestre a été considérée par quelques géologues comme étant la cause principale des modifications du climat. On a supposé, d’après les conjectures de Leibnitz, que notre planète était, à l’origine, dans un état de chaleur excessivement intense; mais que depuis, elle avait toujours été en se refroidissant, et par suite, en diminuant de volume. Il est vrai que l’expérience et des observations récentes ont donné lieu de croire que la température de la terre augmente à mesure qu’on s’enfonce dans la très-petite profon-

(') Proceedings Roy. Aslronom. Soc. ( Procès-verbaux de la Soc. roy. d’Astronomie), n" III, Jan. 18i0.

ciiai1. VIII ) DE LA CI1AL. RRIM. DE LA TERRE. 357

deur à laquelle l’homme peut pénétrer; mais à l’égard du refroidissement séculaire de l’intérieur du globe et de sa contraction, la science ne possède aucune preuve positive. Loin de là, au contraire, La Place a démontré, à l’aide d’observations astronomiques faites au temps d’Hipparque, que dans le cours des deux mille dernières années, au moins, qui se sont écoulées, la terre n’aéprouvé aucune contraction sensible par suite de son refroidissement. ïm, en effet, il y eût eu la plus petite diminution dans le volume du globe, le jour serait devenu plus court, ce qui n’est pas, puisqu’on sait d’une manière certaine, que pendant l’espace de temps dont il vient d’ètre question, sa durée n’a pas diminué de rj„ de seconde.

Une suite d’expériences très-curieuses, faites par Kourier, sur le refroidissement des corps incandescents, l’a conduit à penser, et même à regarder comme chose prouvée mathématiquement, que la distribution actuelle de la chaleur dans l’écorce terrestre, est celle précisément qui y existerait, si le globe , après avoir été formé dans un milieu doué d’une température extrêmement élevée, eût, ensuite, marché constamment vers un état de refroidissement (‘). Il soutient que, quoique par suite de la (*)

(*) Voyez un Mémoire sur la Température «tu Globe Terrestre ei

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