DANS LE MONDE ANIMÉ
dont tous les fossiles se rapportent à des espèce* encore vivantes.
Pour mettre le lecteur à portée d’apprécier la valeur de cet argument, je vais indiquer les données qui ont été fournies par les couches les plus récentes, sur les changements qu’a subis le monde organique, à l’époque immédiatement antérieure à l’introduction de l’homme sur la terre.
En suivant les diverses séries de formations fossilifères, depuis les plus anciennes jusqu’aux plus modernes, les premiers dépôts dans lesquels on rencontre des débris organiques offrant une analogie intime avec la faune actuelle de certaines parties du globe, sont ceux que l’on désigne ordinairement sous le nom de dépôts tertiaires. Il n’est pas jusqu’aux plus anciennes de ces formations, celles qui constituent la période Éocène, dont quelques-uns des testacés n’appartiennent à des espèces encore vivantes, quoique la plupart de ces coquilles soientéteintes au jourd’hui, de même, très -probablement, que tous les vertébrés qui leur sont associés. Aux formations Eocènes succèdent un grand nombre de dépôts plus modernes dont les fossiles s’éloignent graduellement du type Éocène, pour se rapprocher de plus en plus de celui de la création vivante. Dans l’état actuel de la. science, c’est surtout à l’aide des coquilles que l’on parvient à établir les différences zoologiques qui distinguent les