CH AP. XIII.) LES KOC. ANC. ET LES ROC. MOD
tion survienne dans l’écorce du globe. De môme, si, après avoir été soumises à l’action Plutonique, et avoir été chauffées ou amenées à l’état de demi-fusion , des roches stratifiées venaient actuellement à se refroidir et à cristalliser à une très-grande distance de la surface de la terre, il est extrêmement probable qu’un laps de temps considérable, plusieurs périodes peutêtre, s’écouleraient avant qu’elles devinssent visibles, même en un seul point de la superficie du globe. Pour produire cet effet , il ne faudrait rien moins qu'un développement de force souterraine égale à celle qui, dans les Alpes, dans les Andes et dans ('Himalaya, a élevé des strates marines renfermant des ammonites, jusqu’à la hauteur de 8,000, de H, 000 et de 16,000 pieds (2,400, 4,300 et 4,900 mètres).
Le même raisonnement nous conduirait à douter qu’aucune roche hypogène des périodes tertiaires se trouve jamais à portée de l’observation , par suite de l’immense durée du temps qui doit toujours s’écouler entre l’apparition de ces roches, à la surface et l’époque de leur formation ; et l’on conçoit qu’elles ne pourront, à plus forte raison, devenir visibles d’une manière générale que lorsqu’elles auront acquis une ancienneté relative très-grande. Une dénudation considérable doit aussi se combiner avec leur soulèvement avant qu’elles puisse nt se montrer à la surface sur de vastes étendues.