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CHAP. XIII.) DE CHANGEMENTS TERRESTRES

pouvait être, qu’à rechercher ce qui est ; en d’autres termes, ils s’abandonnaient à des conjectures sur ce qu’avait pu être le cours de la Nature à des époques reculées , plutôt que de se livrer à des investigations sur la marche qu’elle suivait de leur temps.

Il leur semblait beaucoup plus philosophique de bâtir des hypothèses sur les possibilités du passé, que d'explorer avec patience les réalités du présent. De plus, lorsque sous l’influence de ce principe, leur imagination venait à enfanter quelques nouvelles théories, loin de chercher à en vérifier l’exactitude en examinant les rapports qu’elles offraient avec la manière d’être ordinaire de la Nature, elles leur paraissaient, au contraire, avoir d’autant plus de droits à leur confiance, que, par leur nature et leur intensité, elles s’écartaient davantage des causes actuelles.

Fut-il jamais une chose plus propre à favoriser l'indolence, et à réprimer l’élan de la curiosité, que cette supposition de la discordance entre les causes anciennes et les causes actuelles de changement? Elle empêcha au plus haut point d’admettre franchement l'évidence des modifications faibles, mais incessantes, que subit chaque partie de la surface du globe, et qui font varier la condition des êtres animés'qui l’habitent. Au lieu d’exciter l’élève en lui offrant l’espoir de parvenir un jour à la solution des problèmes relatifs à la structure de la terre, — au lieu de l’ame-

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