OMAR. — LE CORAN
eu lieu dans les temps historiques), et les dispositions géologiques du district où elle est située, qui , en indiquant que cette mer avait abandonné son ancien lit, conduisirent Omar à sa théorie de la retraite générale de la mer. Toutefois, quelles qu’aient pu être les preuves sur lesquelles reposait son système , il fut déclaré en opposition avec certains passages du Coran ; et l’auteur, sommé de faire publiquement la rétractation de ses erreurs , s’exila volontairement de Samarcande, pour se soustraire à la persécution (*).
Les opinions cosmologiques exprimées dans le Co-
{*) Von HolT, Geschichte der Veranderungen der Erdoberflàche, vol. I, p. 406, qui cite Delisle, bey Hismann Welt-und Voikergeschichte , Allé Geschich iler theil , S. 234. — Les persécutions arabes relatives à des dogmes hérétiques, en matière de théologie, étaient souvent très-sanguinaires. Dans le temps où la science jouissait de la plus haute estime, les Mahomélans étaient divisés en deux sectes ; l'une soutenait que le Coran était incréé , et avait subsisté en Dieu même de toute éternité ; l’autre, dite la secte des Motazalites, tout en admettant que le Coran était d’institution divine, ne Taisait dater son origine que du moment où il avait été révélé au Prophète à la Mecque . et accusait ses adversaires de croire à deux êtres éternels. Les opinions de chacune de ces sectes Turent admises par différents caliTes successivement; et l’on vit quelquefois leurs partisans respecliTs mieux aimer perdre la tête, ou mourir sous le Touet, que de renoncer à leur croyance. (Mod. Univ. Hist. vol. II, ch. îv.)