‹ Principles De GeologieChapitre 46 sur 159 · QUIRINI · texte numérisé non relu

QUIRINI

que plusieurs des systèmes les plus extravagants ont été imaginés ou contestés par des hommes d’un talent reconnu. En un mot, l’esquisse des progrès de la géologie n’est autre chose que l’histoire d’une lutte perpétuelle et violente entre des opinions nouvelles et des doctrines anciennes, qui, sanctionnées par la foi implicite de plusieurs générations, sont censées reposer sur l’autorité des Saintes-Écritures. Quoique offrant le plus grand intérêt pour quiconque se livre à l’étude de la philosophie de l'esprit humain, cet examen, toutefois, ne saurait suffire à celui qui, dans l’étude des sciences physiques, aspire à trouver des vérités.

Quirini, 1676. — En 1676 (* (**)), Quirini soutint, contrairement à l’opinion de Scilla, que les eaux du déluge ne pouvaient avoir transporté des corps pesants sur le sommet des montagnes, l’agitation de la mer ne s'étant jamais (ainsi que Boyle l’avait démontré) étendue à de grandes profondeurs (*’) ; il nia, de plus, que les tcstacés eussent pu vivre, comme quel-

(*) De Testaceis fossilibus Mus. Septaliani.

(**) Les opinions de Boyle, auxquelles Quirini fait allusion ici, avaient été publiées quelques années auparavant dans un petit article intitulé : « Sur le fond de la mer. » D'après des renseignements obtenus des pêcheurs de perles, Boyle conclut

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