QUIRINI
(LIVRE I
ques-uns le prétendaient, dans ces eaux diluviennes; car, outre, disait-il , que « l’inondation fut de courte durée , les grandes pluies anéantirent la salure de la merl » Quirini fut le premier écrivain qui se hasarda à soutenir une opinion contraire à celle qui faisait du déluge de Noé un cataclysme universel. Quant à la nature des coquilles pétrifiées, il pensait que, puisque des molécules solides se réunissaient dans la mer pour former les coquilles des mollusques, le même mode de cristallisation pouvait tout aussi bien se produire sur la terre. Pour expliquer ce dernier cas, il supposait que les germes des animaux avaient pu être disséminés dans la substance dont sont formées les roches, puis développés par l’humidité. Toute chimérique quelle était, celte doctrine, par cela seul qu’elle refusait d’admettre l'explication, donnée par la théorie diluvienne, de la position des corps fossiles , ne laissa pas d'avoir de nombreux
que lorsque les vagues soûl a six ou sept pieds de hauteur audessus de là surface de l’eau, on n’aperçoit pas le moindre signe d’agitation à quinze brasses de profondeur; et que, même par un vent fort, le mouvement de l’eau diminue prodigieusement à la profondeur de douze à quinze pieds. Ce fut aussi a la mèmè source que Boyle puisa ses informations au sujet de l’existence des courants, qui, a des profondeurs diverses, suivent des directions opposées. — OEuvres de Boyle, vol. III, p 110. Londres, 17M.
Cil AP. III.)
PLOT. — LISTEE.
partisans, môme parmi les raisonneurs les plus graves de l’Italie et de l’Allemagne.
Plot , — Lister, 1678. — A cette époque, la doctrine par suite de laquelle les coquilles fossiles étaient considérées comme n’ayant jamais appartenu à de véritables animaux, se soutenait encore en Angleterre, où cette question ne commença que beaucoup plus tard à être agitée. Le docteur Plot, dans son « Histoire naturelle de l’Oxfordshire» (1677), attribua l’origine des coquilles et des poissons fossiles à une « vertu plastique latente, propre à la terre. » En 1678, Lister ajouta, sous la dénomination de Pierres turbinies et bivalves, les espèces fossiles aux coquilles de la Grande- Bretagne, sur lesquelles il avait fait précédemment un travail d’une exactitude remarquable. « Que ces pierres, » dit-il, soient ou ne soient pas d’origine terrestre, les animaux qu’elles représentent si fidèlement n’en sont pas moins des animaux perdus. » Cet auteur paraît avoir été le premier à signaler la longue continuité des principaux groupes de strates que renferment les séries britanniques, et à proposer la construction de cartes géologiques régulières (*).
(■) Voyez l’eicellcnle introduction de M. Conybearc, a l’ouvrage intitulé: «Oullines of the Geology of England and W8les,» (Esquisses de la Géologie de l'Angleterre et du pays de Galles), pag. 12.