LM H F. I
et la submersion des continents, pouvaient, de même que la plupart des inégalités de la surface du globe , s’expliquer par l’action de ces causes souterraines. A l'appui de cette supposition , il cite le soulèvement de la côte voisine de Naples, qui eut lieu durant l'éruption du monte Nuovo; et celui du sol de l’île Saint- Michel qu’occasionna, en 1591, une autre éruption. (1 ne faitaucun doute ( quoique, dit-il, la chose soit bien plus difficile à prouver), qu’il n’y ait eu autant de tremblements de terre dans les divers points du globe situés sous l’Océan, que dans les parties continentales; alléguant, pour confirmer cette opinion, l'incommensurable profondeur de la mer dans le voisinage de certains volcans. En témoignage de l’espace qu’embrassent quelquefois les mouvements souterrains simultanés, il mentionne le tremblement de terre qui se fit sentir en 1690 dans les Indes occidentales, et qui, par ses secousses, soulej^ ou « repoussa de bas en haut» une étendue de terrain plus considérable en longueur que les Alpes et les Pyrénées.
Théorie diluvienne de Hooke. — Llooke, ayant déclaré que l'hypothèse favorite de son temps, celle qui attribuait au déluge de Noé l’origine des corps fossiles marins, était une hypothèse absolument insoutenable, se crut en quelque sorte obligé de substituer une autre théorie diluvienne à celle qu’il repoussait. Mais
CIIAI* III.)