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système et sa destruction future par le feu, constituaient pour les orthodoxes un article de foi tout aussi rigoureux que Pétrit à leurs yeux l’origine récente de notre planète. Ses discours, comme ceux de llooke , sont d’un très-grand intérêt , sous ce rapport surtout, qu’ils attestent le mélange d’idées relatives tout à la fois à la physique et à la théologie , qui régnaient dans l’esprit des philosophes contemporains de .Newton. En renonçant à son avancementdans l'Eglise, plutôt que de prêter contre les Presbytériens un serment qu'aurait désapprouvé sa conscience, Kay donna une preuve non équivoque de la droiture de ses principes. D’un autre côté, comme sa réputation dans le monde savant le plaçait trop haut pour que le désir de se rendre populaire pût l’engager à s’asservir au goût physico-théologique de son siècle , on est tout étonné de rencontrer dans ses essais sur la physique un si grand nombre de citations des Pères de l’Église et des Prophètes; de le voir, cherchant, dans une page, à expliquer les anciennes révolutions du globe, à l’aide des plus strictes règles de l'induction; et traitant gravement , dans la page suivante, la question de savoir si le soleil, les étoiles et le ciel tout entier participeront à l’anéantissement de la terre, quand viendra le moment de la grande conflagration.
Woodwaid , 1695. Parmi les contemporains de
r.UAP. ni. J