VOLTAIRE
pu consfdérer la vieille hypothèse diluvienne comme étant à l’abri de toute controverse, si, pour la combattre, Voltaire n'avait su trouver de meilleur argument que la dénégation de la nature réelle des débris organiques.
Ce n’est qu’en observant avec une attention soutenue les difficultés provenant de causes extérieures, que l’on peut expliquer la lenteur et la répugnance qui , en géologie, ne manquent jamais d’accompagner l’adoption des vérités les plus simples. Ainsi, par exemple, on a vu plusieurs naturalistes habiles présenter les débris fossiles de certains animaux marins comme une des preuves les plus irrécusables d’un événement rapporté dans la Bible, et cette conclu- * sion passer pour infaillible durant un siècle entier, et même plus, grâce à ce qu’elle favorisait d’anciennes opinions que l’on était bien aise de voir renaître à l’aide de preuves nouvelles et inespérées. Plusicursde ceux qui ne se laissèrent pas prendre à ces fausses apparences, se donnèrent bien de garde, toutefois, d'en
<iu doulc sur toute espèce de données géologiques, nous rapporterons le passage suivant : «On découvrit, ou l'on crut découvrir, il y a quelques années, les ossements d’un renne et d’un hippopotame, prés d’Élampes.et delà on conclut que le Nil et la Laponie avaient été autrefois sur le chemin de Paris à Orléans ; mais on aurait dû plutôt soupçonner qu'un curieuxavait eu autrefois, dans son cabinet, le squelette d’un renne cl celui d'un hippopotame »