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CHAPITRE VI

RÉFUTATION I)E LA DOCTRINE PAR SUITE DE LAQUELLE ON ADMET UNE DIFFÉRENCE ENTRE LES CAUSES AN- CIENNES HT LES CAUSES ACTUELLES.

De l’excès de chaleur de l'ancien climat de l'hémisphère nord par rapport A sa température actuelle. — Preuves directes À l’appui de celle différence, déduites des débris organiques que renferment les terrains stratifiés de la Sicile et de l’Italie. — Autres preuves admises par analogie, d’après la découverte de certains quadrupèdes éteints. — Ensevelissement d’animaux dans des bancs de glace. — Mammouths trouves en Sibérie. — Témoignages fournis par les fossiles des terrains secondaires et tertiaires, ainsi que par les plantes de la formation houillère, à l’égard de la température. — Limite septentrionale de ces fossiles. — Examen relatif à la question de savoir si les plantes du terrain houiller étaient «le nature à résister à la longue durée d’une nuit arctique.

De l'excès de chaleur de l'ancien climat de l'hémisphère nord, par rapport à sa température actuelle. — Parmi les premiers naturalistes qui se livrèrent à la recherche des corps renfermés dans les couches anciennes, plusieurs pensèrent que le climat de l’hémisphère nord avait subi une modification importante, et que sa température moyenne annuelle avait

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dû égaler jadis celle que, de nos jours, on observe entre les tropiques. Celte conjecture devint de plus en plus probable à mesure que les coquilles et les coraux des terrains secondaires furent examinés avec plus de soin; car on trouva que ces corps organisés avaient , sous le rapport des caractères génériques , une relation intime avec certaines espèces qui, à l’époque actuelle, vivent à des latitudes plus chaudes. Plus lard, on découvrit dans quelques formations • européennes une immense quantité de tortues de mer et de terre, et de très-grands sauriens. Cette circonstance offrit, par analogie, de nouveaux et puissants arguments en faveur de la théorie qui admet que , lors du dépôt des couches secondaires , le climat était beaucoup plus chaud qu’il ne. l'est à présent. Enfin, ce qui acheta de confirmer cette opinion, fut la détermination dont s’occupèrent les botanistes, des espèces auxquelles appartenaient les plantes fossiles. On conçoit, en effet, que la température exerçant une influence toute particulière sur la flore des diverses contrées du globe, l’ancienne végétation de la terre eût fourni contre la théorie qui tendait à s’établir, des preuves plus efficaces encore que celles que pouvait offrir la faune fossile, si cette théorie avait été sans fondement. Lorsque ensuite on vint à étudier les débris fossiles des terrains situés dans les parties les plus septentrionales de l’Europe

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