‹ Principles De GeologieChapitre 94 sur 159 · PREUVES GÉOLOGIQUES · texte numérisé non relu

PREUVES GÉOLOGIQUES

(LIVRE i,

Melville, quoique dans un état de conservation trèsimparfait, pouvaient conduire aux mêmes conclusions (*). Or, si l’on suppose que ces plantes soient analogues à celles de la Baie de Baffin dont M. Brongniart a fait mention, comment s’expliquera-t-on qu’une telle végétation aît pu vivre dans une nuit arctique de plusieurs mois de durée (**)?

Il peut sembler prématuré de discuter cette question jusqu’à ce que la vraie nature de la flore fossile des régions arctiques ait été déterminée d’une manière plus exacte; cependant, comme cette question a fixé l’attention de plusieurs savants , nous admettrons, pour un moment, dût cette supposition paraître une énigme à ceux qui se livrent à l'étude de la physiologie végétale, que les plantes houillères de l’ile Melville sont entièrement analogues à celles des strates du Northumberland.

(') KOoig, Journ. of Sci. (Journal des Sciences), vol. XV, p. 20. Je tiens de M. Kônig lui-même qu'il ne croit plus qu’aucun de ces végétaux soient des fougères arborescentes, comme il l’avait pensé d'abord ; il suppose qu’ils sont analogues a de certaines plantes de formes tropicales que l'on trouve dans les houillères d’Angleterre. Quant aux échantillons provenant de l’ile Melville qui figurent aujourd’hui dans le Muséum Britannique , ils ne présentent que des empreintes très-confuses.

(“) Fossil Flora of Grcat Britain, by John Lindley and William Hulton, Esqrs, N° IV. (Flore fossile de la Grande-Bretagne, par John Lindley et William Hutton.)

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