‹ Principles De GeologieChapitre 96 sur 159 · PLANTES FOSSILES · texte numérisé non relu

PLANTES FOSSILES

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nature de leur constitution , Aire en état de résister à de plus grandes variations dans l’intensité de la lumière. On sait que certaines espèces de plantes et de fougères arborescentes de l’époque actuelle, exigent, pour leur développement respectif, des températures différentes ; et que les unes ne peuvent vivre que dans le voisinage immédiat de l’équateur, tandis qu'une des conditions les plus nécessaires à l’existence des autres estd’en être, au contraire, éloignées. l)e même le minimum de lumière suffisant pour les espèces actuelles ne pourrait être considéré comme la mesure invariable de celle dont avaient besoin les espèces analogues qui , à différentes époques, vécurent à la surface du globe.

Mais tout en accordant que le point le plus septentrional auquel une flore semblable à celle de la période carbonifère ait pu jamais atteindre, se trouve entre les 65e et 70e degrés de latitude, il nous reste encore à rechercher si les débris des végétaux qui vécurent à ces latitudes , n’auraient pas pu être entraînés de ces lieux , par des rivières et des courants, jusqu’au parallèle de l’îlc Melville, ou même encore plus loin. Ce qui, au surplus, autorise une telle supposition , c’est l’immense quantité de matériaux propres à former dans l’avenir des couches de lignite et de houille, qui chaque jour s’accumule dans les hautes latitudes de l’hémisphère nord, loin des forêts

ciiap. VI.) CHANGEMENT DE CLIMAT.

d’où proviennent ces matériaux, et sur des rivages où l'arbuste le plus frêle pourrait à peine végéter aujourd hui. Le Mackensie et diverses autres rivières de l’Amérique septentrionale transportent des pins auxquels les racines adhèrent encore, jusqu'à plusieurs centaines de milles, dans l’Océan arctique, ou la plupart de ces arbres sont enfouis dans des deltas, tandis que d’autres sont entraînés par des courants, plus loin encore vers le pôle.

Toutefois, avant de se prononcer à l’égard du transport des plantes houillères fossiles que l’on rencontre à de hautes latitudes, il est nécessaire de savoir si elles offrent des traces de frottement et quelque indice S’une altération antérieure à leur fossilisation. Les houillères d’Angleterre présentent plusieurs exemples qui prouvent bien évidemment que les plantes qu’elles renferment ne furent pas amenées par les eaux de distances très-grandes; car les tiges des espèces succulentes conservent encore leurs angles aigus, en même temps que d’autres plantes laissent apercevoir à leur surface des lignes et des raies d’une délicatesse extrême. On voit aussi quelquefois de •très-longues feuilles attachées aux troncs ou aux branches (*) ; ce qui indique que ces végétaux ne sont pas restés bien longtemps dans les eaux, puisqu’on *

{*) Fossil Flora , N° X.

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