‹ Prix de Revient du Lait dans le Sud-Est de la Haute-MarneChapitre 10 sur 21 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

GENERALITES

Dans la brochure sur la Journée du Lait, nous lisons qu'un propriétaire, M. X.…, possédant une grande vacherie, déclare n'avoir réalisé, après YŸ années d'exploitation, qu'un bénéfice de 400 francs, ce qui doit être considéré comme néant, et il s’agissail vraisemblablement d’une vacherie moderne. Or dans le Sud-Est de la Haute-Marne la grande majorité des étables sont loin d’être des modèles du genre et les conditions d’exploitation sont, comme nous venons de le voir, plutôt défavorables. Aussi est-il permis dès maintenant de penser que le producteur ne doit pas y trouver son compte et l’on peut même se demander s'il ne lui serait pas plus avantageux de vendre les produits de ses terres que de les faire consommer par ses bêtes.

Les chiffres parlent et c’est pour cette raison que nous avons pensé que le calcul du prix de revient du lait dans cette région serait susceptible de fournir des indications utiles aussi bien à l’éleveur qu'au consommateur, ce dernier ne se rendant pas toujours compte des capitaux engagés et du travail fourni.

Le prix de revient du lait dans une même région semble à priori devoir être assez variable et dépendre soit de l’importance de l’étable (la main-d'œuvre devenant de plus en plus onéreuse à mesure que le nombre de têtes de bétail augmente), soit du régime alimentaire adopté qui est en rapport avec les

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réserves de fourrages et les disponibilités financières de l'éleveur.

C’est pourquoi nous allons diviser les étables en trois catégories : les petites, les moyennes et les grandes. Les petites étables seront celles dont le nombre de bêtes bovines est inférieur ou égal à cinq. Les vacheries possédant au minimum quinze animaux rentreront dans le cadre des grandes étables. Et entre ces deux extrêmes nous placerons les étables de moyenne importance.

no R

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