‹ Problème de la certitudeChapitre 10 sur 21 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

SCEPTICISME MITiaÉ DE KANT,

Depuis Locke, la philosophie moderne mettait en tête de ses recherches sur le problème de la certitude, qui est au fond le problème de la^science, la question de l'origine de la connaissance. L'on comprend , en effet , que c'est de la solution de cette question que dépend la possibilité de la science; car, ce qui constitue la science , c'est la connaissance des pr^cjpes, du nécessaire et de l'absolu,

* Foy. sur la raison, plus bas , chap. VIII.

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et rexpéi'ieiice iie peut rien produire de semblable. IVfais^ comme nous lavons déjà feit remarquer , la solution de cette question n%st pas la solulion complète ;du pix)blèm« , elle aen contient que le premier degré, elle rend la science pOftsiUe , .mais elle pe l'achève et ne la constitue pas. Que l'on suppose que, par un procédétqueld^^ue f, Von soit parvenu à éiab]il\raatérîof'i^'<^ là cmuiiaisMince , ripuéité des idées de .cause ,' de substance , d-in-^ fiiii^ etc<, etc*| il. restera toujours à sifc voir ce <{ue sont ces idées , , quelle est leur valeur, non-^seulemèiit logique et su^ective, mais i^éelte et dfajeotive; en « d'autres mots, la question ontologique des idées doit venir complé^r la question psychologique de leur origine. C'est ce qu^ comprit Kant. *

C(mime la fêgitimité et la valeur de nos connaissances dépendent de la légitimité et de la ^leur de notre faculté de connaître^ Kaid. pensa qu'avant toute affirmation dogmatique, il fallait établir la légitimité de cette faculté. Il procéda , en conséquence , à la * doubli^ recherche que nous venons de signaler | et, à cet effet, il soumit Tintelligenceà une analyse sévère et profonde, en séparant les éléments que rintelligence apporte elle-même dans la connaissaii^çe , d'avec ceux qu'y ajoute l'expérience, et en examinant ensuite quelle est leur valeur intrinsèque et réelle : C'est là ce qu'il a appelé la Critique de la raison pure.

Voici quel est le résultat général de ces recherches. Nous n'en toucherons que les points principaux

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et qui se ràtlilclient de plus près à la question qui vKms oceiipè \

Là CecQÏlë'gën^arle de «otmaitre se eotàpoée de trois facultés' foudmienlalefir, h^^ensibilité ^ Venien*' (icm€htiH'\m •maison* Ghéêune de ces iilcoltés a des eoi^nctèi^es iet des fonctioqs pnoprest jet e'exeroe Aoas d€0 conditions 'dîttiiict^s. Gés.Gdndttious sont déKn*- Hoiaées par oériains ^émitutSy €erfahies formes |>ri« mitives et inhérentessa cKadane d'elles, et ^que KaDt a{^lle catégories H^idéias. La sensibilité s^exerce sons la tcondjtion dn iémpa et dé Vespuccy -l'enten-' dément so^s les ^sandMôns de ^ptanlfiéy de qualité f (le /WalH^iï et de modaUté. L'ensemble :de «s élé^ vomA^ cmalîtue ce que Kant ^qf^lle la s^kinlanéilé de l'entendement , parce que et sont œmme dea km -que l'intêlligenGe tîve de son fonds, et qu'elle impose a la nature au lieu de les reçewoir*d'el]e*

U Àat distinguer dans le connaissance, fai mo^'ére et la fonm. La osatière, c'est re:icpërienee ( interne ou externe) qui la donne; la fonasi c'ttstî'intdli^ geoce* Toute oonuaissance se compose esisentietlement de ces deux étànento* Supprîmex ia €orme, et l'acte intettectuel est imposeiblej supprimez le oontenu, et vous .n'aurez qu'une pemëe vide, «ne «impie abstraction* Par conséquent, la cDnnaissttncé sup-

' Cette expcwHioli d^ la théoiiê dé Kant est sans doute insuffisante ; mais comme notre bp^ ki ^st plutôt fie l'apprécier que de l'exposer, nous supposons qu'elle soit déjà connue du lecteur. f^oy.j sur Kant; M. Cousin, Leçons sur la Critique de la raison pure. w

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