‹ Problème de la certitudeChapitre 9 sur 21 · DE LA CS&TIXDDE · texte numérisé non relu

DE LA CS&TIXDDE

mier r^pport^ la sensation contient deux éléments, ouy si Von veut, deux conditions. D'abord un certain moijutepent organique, puis un acte întellectu^. Sans le premier il n'y aurapa^ de sensation; sans le second l^^ sensation ne sera qu'uQ, j^éno-^ ; mène physique , itn événement extérieur qui n'arrive pas jusqu'à nous, qui, à l'égard- de l'esprit, est comme nqn avenu. Pour qu'il devienne une réalité, potir qu'il ait une signification , il &ut qu'il soii pensé, il faut qu'un acte interne vienne s'y ajouter, et, comme c'est riuteliigence^qui lepeuse, il est évident que, soit qu'il s'agisse de l'idée de causemi de toute autre idée f ce n'fist pas de l'élémei |W fcterue et matériel de la sensation , mars d^elj^méma et de son propre fonds qu,'eUe tir^ cqs idée!

Il en est de niéme ^i Tou considère Fobjet qui pr<K^ duit la sensation. Eu effet, à l'égal delà sensatiou', cet objet n'existe pour qous qu'autant qu'il est pensé* ^Or, en supposant qu'il soit pensé comme cause, il est évident que cette idée doit pi'éexister à l'acte intellectuel qui 1e pense commie tel.

. L'on dira qu'indépendamment de riuibitude% cette idée a pu être formée par voie de généralisation. Mais mettant à part toute autre objection, 4e demanderai toujours que l'on m'explique comment je suis amené à rechercher et à former cîfette Jdie , dont je ne trouve aucune trace dans Fexpérience. Car, lorsque je vois deux corps se comifiuniquant le mouvement, je ne vois que deux effets, et', si j'ap-

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pelle Tuii canse et l'autre effet, c'est éyidegunent que ridëe de cause est déjà dans mon intelligence.

Hume, après avoir rejeté Finnéité dei'^tte idée,

en rej[ette aussi sa iraleur objective en se fondant ,

. comme nous l'avons vu , sur ce (fU^'il uY ^ P^^ ^^

rapport de causalité nécessaire entre les êtres, et

que l'on cafjiçoit la possibilité de tout autre^n^port.

Sans doute, il n'y a pas une nécessité métaphysique dans les lois de la natui:e. Mais cela n'est encore" 'vrai que dans un sens, savoir, dans ce sens que le naonde ne soit pas. Car il n'implique point que le monde ne soit pas; mais dès qu'il est , il ne peut être atUre qu'il n'est. Je veux dire que les lois d04l ^^~* ture sont invariables, et l'effet qu'elles produisent, relies le projjuisent nécessairement. Ainsi le^splèil pent ne pas être, mais s'il est, et en supposâlît que .. la chaleur et la lumière soient des propriétés inhérentes à son être, il ne peut pas ne pas chauffer et éclairer. Le pain aussi peut ne pas être , mais s'il est et que la vertu nutritive lui soit essentiei^ment propre, U ett impossible qu'il ne nourrisse pas.

Mais en admettant que, tout en continuant d'exister, la nature des choses pût changer, le principe de causalité n'en conserverait pas mioins toute sa valeur; Cequi changerait, en effet, ce seraient les termes du rapport, mais nullement le rapport lui-même, c'està-(iia0e..que^quelle que fût la nature des termes non-* veaux, ils. fraient toujours entre eux dans le rapport de cau«e et d'effet. U se pourrait que le soleil perdît & propriété de chauffer, mats ce sera alors

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une auire cause qui produira la chaleur. Que si au lieu de la cause on supprime l'effet, c'est-à-dire ici la chaleur, l'on sera obligé de mettre à sa pince un tout autre effet, puisque Ton suppose que quelque chose 6x^1^ ?

Telle TP^la réfutation du sceptichïne , réfutation qfirS^a cQmplctée par les discussions qui vont Ijuivre. . - .

* § IV. — Scepticisme mystique.

Ou îl faut accorder à l'intelligence la faculté de connaître et de s'élever à l'absolue vérité par sa vertu, propre , ou bien toute connaissance doit lui être refusée. Nous croyons qu'il n'y a pas de mi-^

Gépl^dant il est des philosopfae^'qui, en présente * des objections d^^ sceptiques et de ce besoin naturel et irrésistible d'affirmer, ont cru pouvoir trouvçr une sorte de compromis entre le dogmatisme et le scepti^me. Suivant eux , la raison humaine estpar eUe-m^me impuissante à connaître; car, puisqu'elle rie s'est pas donné l'être, elle ne peut non plusse donner la vérité, s'il est pei^mis d'ainsi s'eii|)riT^r. D'où lui vient l'être lui vient donc aussi la vérité*. Cette transmission peut s'effectuer de deg;c manièi^s : par une communication extérieure, ou par une communioation intérieure.

De là deux espèces de mysticismes : un mysticisme que l'on peut appelei* sensucdiste^ et nxh mysticisme

' Voir le complément de cette discussion, chap. JII.

que Ton peut appeler spiriiualiste ou illuminisme^.

Il n'y a, en effet, que deux moyens de transmission possibles : un signe Visible et matériel, ou une iîertàine aetîon interi^jÈ et inTÎsible exercée sur Tespjjlt par tôie vertu que l'homme ne poss^e|fàs, maïs que l'on peut* très-bien concevoii» dans la divinité.

Ainsi , ces deux doctrinîès ne difierenl que relativement au aiode de communication ; mais elles sônW d'accord sur le point principal , h savoir, q!fc toute vérité est une cOnnaissatice transmise.

Examinons La première.

Bien qu'elle appartienne à des théologiens et à des philosophes spiritualistes, elle se rattache, qu'on le veuille ou non, au sensualisme. Par çonséqpent]^

\ Cette divisioD ae ëoiaieRSfHitf iltie formate générale aii mysti-

.cisme. Il y a ua ii»7Sticisine qae l'on peut apptor spéculatifs et un

TÂysticismeqiie l'on peut appeler pratique. Le premier est celui que

tan» définissons et examinons ici. Quant au second, quelque forme

qu'il prenneyil a toujours le même fondenîent, à savoir la complète

impuissance de la volonté , -principe qi^i se complique des'd&ctrîfie»

delà grâce et de l'amour, substituées, comme mobiles intimes et

vivifiants de ^'action , à l'énergie propre de la volonté et à 4t vam^

itftiînsèque de l'œuvre qu'elle accomplit. Ainsi , le mystidsme

"^^c^latif/rappe. d'incapacité l'intelligence , et le mysticisM pra-

tiqde, la vdibnté. 11 y a entre ces deux mysticismes le même lien

qu'entre l'intelligence et la volonté, i^e passage de l^un à l'autre est

facile et naturel. Le passage, nous Pavons indiqué.' Mais , comme

le problème qu6 nous agitons* ici est purement $péecilatif , noaâ

tl'avons pas 'cru dev«ir nous étendre sur cette secondeil^èce de

mysticisme ; car c'eât été le compliquer et l'embarrasser que d'y

^tçpduiré des questions de morale et de théologie. Voy, sur le

mysticisme un ^article de M. Cousin^ *1?lcpMe des Déucè Mondes^

i"août 1^5, et M. 6a||hé]emy Saint-Hilaire , E^sai sur la wel

thode des alexandrins.

DE LA CfiBTlTUDB. 47

toutes les objections qui s'adressent contrç la théo^

rie de^ écoles sensualistes sur l^origine d^^ idées et

du lâifgage^ s'adressent également contre cellç-ci.

Qa'eâ(K!e> en effet, que ht parole , de quelque m»*

nière qu'on Tenyisage , cpielle que soit la bouêhe qui

fa^ prononce? Elle n'est, elle ne peut être qu'un son,

^êst-à-dire*. un phénomène matériel par lui-mém^i

Tide de tout sens, et qui n'en acquiert qucpar l'acïe

intelleqtuel qui vient s'y ajouter. Par conséquent,

. quand je prononce un met afin de communiquer ma

.;^ pensée, il faut, pour qu'il soit compris, qu'une

pensée semblable à celle que je veux exprimer se

trouve déjà dans l'intelligence de celui qui l'en-»

tend. Quand je prononce les mots triangle ^ in-'

fini, etc., j'aurais beau employer tous les moyens;

tous les signes matériels qui sont h ma disposition ,

^ jamais je ne parviendrais à faire passer ma pensée

dans uno autre intelligence si eUe ne s'y tit)nvait an*

iériettrement«

'jfHiydlïtlièse d'une langue primitive et divine, en ^mcy^lnt qu'elle ait existé, n'évite pas ces difficul* tes; car une langue , quelque parfaite qu'elle smt, se Qpmpose nécessairement de mots et dte signes, qui ne peuvent .être transmis à l'esprit que par les organes 9 et detoute manière, nous le ré|>étops, il faut accorder à l'esprit l'aptitude naturelle et primitive .çli^4^éevQir et de comprendre ce qÏÏ'ôu lui commuanique par cette voie; ou bien il faudra expliquai» l'intelligence tout enjtière, ses facultés , ses conn^s-^ sances par la parole, c'est-à-diA par la sensation^ C'est pour échapper à cette difficulté que l'on â eu

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recours a la doctrine de la communication intérieure. Ici ; en effet» la transmission se ferait d'jesprit à esprit et sans Fintermëdiaire des sens ; elle pourrait se renouveler plusieurs fois, puisque Dieu, n'^tanl^que pur esprit, peut st manifester d'une manière invisible , tan<iÎ8 que, dans la première. ^ ^pothèse f il n'a pu se révéler qu'une seule fois ; ce qui y pour le dire en passant, soulève d'autres difficultés. •

Mais cette doctrine est, comme la première^, insuffisante pour expliquer la connaissance. * y

< Que l'on ne se méprenne pas sur notre véritable pensée. £n la combattant nous n'entendons pas dire qu'aucune communication n'existe entre l'intelligence divine et l'intelligence humaine, et que celleci ne reçoive aucun secours , aucune clarté de la pre* mière; cela serait inadiEoissible ; mais ce que nous , nions , c'est que l'intelligence humaine soit^en ellemême destituée de toute énergie et de toute capacité de connaître, et quelle la reçoive tout eiflfière par voie de transmission. C'est dans cette liuR^ que nous la rejetons.

Et d'abord, il faut admettre que Tintelligepce soit, pour que la vérité puisse lui être communiquée. Or, nous nous trouvons ici* en présence de la même difficulté que précédemment. Car, si elle est, il £aiDt qu'elle soit doii^ d'une certaine énergie proprç,. d'une certaine aptitude à comprendre ce qu'on lùî ^gimunique. Le moyen de transmission est changé, malt les conditions :de l'intelligence demeurent les métties. Gomment comprendre, par exemple, que

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c'est Dieu qui lui parle , que c'est Dieu qui se i^Iei'^ nifesteàclle, si elle ne^Pdiive- en elle-même aucune notion de Dieu> si elle ignore que Dieu existe? Gomment distinguer la parole divine de tonte autre parole y c'esl-à-dirf ici la vérité de Terreur, si elle manque d'un principe et id'une règle pour se gouverner? Et cela, qu'il s'agisse d'une tradition prim%^ tive. ou d'une tradition postérieure et successive; car, dans les deux cas, c'est Dieu en présence de l'homme, c'est Dieu se révélant à son intelligence et lui communiquant ce qu'elle ne trouve pas en elle-même, la vie et la vérité.

En outre, dans. cette communication de Dieu à l'homme, ou c'est l'intelligence humaine qui connaît, et alors il faudra toujours en revenir à ce que nous disions tout-à-l' heure, savoir, que l'intelligence peut connaître par sa vertu propre; ou bien c'est Dieu qui connaît dans l'homme, c'est l'intelligence divine qjs vient se mettre à la place de l'Intelligence humaine.

Dans' ce cas , le plus sublime effort de la raison sera de s'oublier, de s'anéantir elle-même, et d'expirer, pour ainsi dire, dans la raison divine.' Dé là l'extase, le^ vivions béatiâques, et tontes les pratiques extravagantes qui en sont la conséquence, lés macé^ rations, l'immobilité du corps, Anagéde l'immobi-^ lité de la pensée.

De plus, par cette ^absorption de la raison humaine dans la raison divine, non-seulement l'homme acquiert la connaissance de toutes choses^ mais aussi

Ufl emj^u'e aoula nature et stir;ae8.Ioift* Par conaéquentt il pourra), par Gei;|pû|p8.pMoéclës mystérieux, les modifier f les transformer , en arrêter le cours > en disposer à son gré* De>là) la théargie^ les évoca* tions et la;magie»

Enfin I si l'acte snpr^e de la ^ raison consiste à s'effacer^ à se; perdre en Dieu^ à 3'idenTiGer avec lui» U raiBom humaine coiisidériée. en elle-même, et détachée <te Dieu , ti'est plus qu'une «existence éplié*mère, privée de réalité et de viév et qui doit pour les retrouver , se hAter de r^utrér an sein île l'être d'où elle est sortie. De là le paiiihâsme* .

Teiles'^nti^jiea'âonii^qitences^extrémes'nMis rigoureuses auxqiieUea aboutit la doctrine de la tradition^ De quelque point de vue qu'elle parte, ^ur quelque terrain qu'elle se placer, ou elle se met dans rimpossilj^ilité d'i3i(|i|iqi|er Isr conoAaisaancet» ou elle est en'<traînée. à des conséquenciés qu'elle repousse sans dout^^ maif .que la logique^ lai force de reoonnaitrei

On pourrait cependant nous dire : Vous awez^mal compris notre pensée^ Quand nqus disons que J»traditiqti^est le fondement /de. . fa coonaisfianee, nous n'enfendons pas lee mât danis son acception ordinaire» Notre .pepséta/O^eat paj^ qu'il y ait d'onjcété ceihii qui ensçïignei et de l'autre oelut qui esft enseigné; .car^ dans ce cas ^ il faudrait -convenir, avec vous que ce dernier doit posséder antéiMeurement la capacité de comprendre ce qu'on lui transmet ;. mais , par tradition, nqu^ entendons Isi communication de l'être même, c'est^irdir^, la création. Dieu a créé l'homipe.

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etderaénieqQ^lecrlatit il iui a donné Tétre, il lui' a missi coniniam<}tié là v^ité et ta parole, la parole' îMéHeure, owlopen^, et la parole extérieure, image dé' la pensée, ou le laiî|;age.

Il Iflufc remarrqner, «h premier lien, que toute* là force de cet 'a'rgimicftit' repose sur le fait de la* ci^^aiioo. Or^cpiellé que soit notre opinion à cet égard. Ton sait combien ce pdifit est controversé, combien il ei^t«ntotifé d'obseu^rités. C'est* don^ line nécessité peur ces philosopliesd'étabKi» d'abord que le monde a été créé. Or, c'est ce qu'ils ne peuvent pas, et cette impossibilité naît précisément du point de vue auquel ih'ae placenta En efifet, qti'on leur demande, poiorquoi^le înoude et avec luii*homme ont été créés; ilS'vépondffofift apparemment, que c'est parce que l'homme n'a pu sedonner l'être h lui-même, et avec l'être Ta* vérité; Msrfs si ' On leur demande ensuite p6tarc|Aoi l'fabnime ne peut rien connaitre.par luimême, ils répondront que c'est parce ({u'il n'a pu se donner l'être, c'est-à-dire parce que le monde a été créé. Or, il y a ta évidenîment cërde, puisque l'cm tsondut dt l'impossibilité de la connaissance à la création du monde, et de la création du monde à rimpiISfiifaîlTlé de la connaissance. Pour éviter le cercle^ il fendrait précisémetit' admettre ce qu'ils ment, savoir que l'intelligence peut connaître par eueHiiéme que le monde a ^té créé, tout aussi bien quelles autres -vérités.

Mais laissons-là cet argument qui, pour être un peu subtil^ n'en est pas, a notice gré, moips con-

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cluant. Admettons le fait de la création* Il restera ^nsuite à démontrer quel tout a été créé> et dans quel sens il a été créé; il faucKa prouTcrque tout dans l'homme, son intelligence^ ses facultés, sa rai-^ son , ont été tirés du néant. Or, c'est ce qu'il est impossible d'admettre. Vous convenez , diron&-nous à nos contradicteurs, que l'homme peut conpjiitre.certaînes vérités absolues. Prenons la pW élémentaire et en même temps^ la plus importante, l'existence d'un être infini. Suivant vous, cette connaissance ne se tramve dans la raison que parce que Dieu l'y a mise, en lui donnant l'éti^e. Mais vous ne voyez pas que votre argumentation renferme une impossibilité. Car, c'est comme si vous disiez que Dieu a pu donner l'être à rinfini. Que Dieu ail tiré l'homme du néant, cela se peut admettre; mais il faut distinguer entre l'homme çt sa raison. Qu'est-ce qu'une facfrlté qui est le siège des vérités éternelles et infinies? Quelle peut être sa nature et son essence ? Évidemment, c'est d'être éternelle et infinie comme ces vérités elles-mêmes; car il implique qu une connaissance > infinie ait son siège, je ne dis pas dans un être, mais dans une faculté finie. Et, d'ailleurs, ces vérités sont inhérentes à la raison, elles en sont ins^arablife ou,, pour mieux dire, la raison n'est que l'ensemble de ' ces vérités.

Ainsi donc, Thomme a pu être créé, mais sa rai^ son est éternelle et incréée. Son corfM^ ses organes, ses facultés, leur ensemble, leur harmonie, tout celn a pu être tiré du néant; la raison a pu y être dépo-

DE LA CnXITUDB. 5S

sëe connue principe et règle absolue de la vie. C'est là aussi une création. Mais, quant à son essence^ elle n'a pas pu être £iiiéë et tirée du néant. Que ce soit une parole, ou une vérité, ou une faculté, cela reyient au même ; carpelle sera une parole, ou une vérité, ou une faculté infinie. On pourrait ensuite demander quel est lift. liqi. de l'inlini et du fini. £st>-ce une &culte .finie?i\laris cela est impossible, car une faculté finie ne peut s'élever à l'infini. Ce «era donc une faculté infinie, on participant de l'infini, émanée de lui, éternelle/ quant à son essence, comme lui. Or^ si elle est étemelle et infinie, c'est aussi par elle-même, par son* énergie propre qu'elle peut atteindre à la connaissance de l'absoliie vérité. C'est là la thèse que nous voulions établir ^

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