‹ Problèmes aux limites en théorie des distributionsChapitre 33 sur 59 · EN 2 SUR D PURE · texte numérisé non relu

EN 2 SUR D PURE

Point 7. L'opérateur A? sous la forme (6.1) est €(A)-elliptique. Tous les pro-

blèmes aux limites ci-après admettent une solution unique.

Point 10. Problèmes aux limites résolus.

On designe par N(V, A?) l’espace N défini à partir de la forme ((u, v)) = (Au, Av)r: + (Mu, v)z.

C’est l’espace des w € V avec Au € L?(Q) et (6.3) (Au, v)r = (Au, Av)rz: pour tout » dans V.

Pour les interprétations on utilise la formule classique :

(6.4) (Au, v) 1: = Σ Auids— fai ©ds+{(Au, Av)r: Ov ov ñ 1 à

(ce qui suffit pour les interprétations formelles). On interprète seulement dans la suite les conditions aux limites. On passe de

là aux problèmes aux limites comme déja vu.

Espace N(E£(4), A).

La condition « € N(£ (A), A?) signifie, en utilisant (6.4) :

Q (a) Au=0O et —Au=0 sur l.

0v Pour les autres espaces V,, V,, V, signalés ci-dessus, on peut de même donner une interprétation à partir de (6.4). On peut toutefois préciser. Nous aurons besoin du

LEMME 6.1. Si V=N(W,B, — A) (cf. proposition 6.1) et si w est une fonction dans L?(Q) telle que AuEL?(Q), avec

(6.5) (u, Avr: =(Au,v)r: pour tout v dans V,

alors u est dans V.

6—553810. Acta Mathematica. 94. Imprimé le 28 octobre 1955.

82 JL. BIONS

DÉMONSTRATION

Soit 4WEN(W,B, — À) la solution de —-Au,+su,=—Aut+su. Si donc w est

quelconque dans W, on a :

(6.6) (üo; W)-a + S(uo, W)re + (Byu; Yw)r =(— Au, W)r:+s8(u, w)z:.

Prenons w=v€EV. Grâce à (6.5) le 2ère membre de (6.6 vaut : (uw, —Avw+sw)z:. Par ailleurs, v étant dans VW, le 17 membre de (6.6) vaut : (w,, — Av)r:+s(us,v)r, et

donc :

(6.7) (uy—u, (—A+s)v)x=0 pour tout vEV.

Comme —A+s est un isomorphisme de V sur Z?(Q), (6.7) équivaut à (uw, — u, f)z: — 0 pour tout f dans Z?, donc w,=u, u est dans V, c. q.f.d.

On peut maintenant montrer la

PROPOSITION 6.2. Soùt V=N(W,B, — A) (proposition 6.1). Soit MN l’espace des fonctions u € V telles que AuEV, muni de la norme [ull, —|[lulf +|[[A ul) (c’est

un espace de Hilbert). Les espaces N(V, A?) et N coincident.

DÉMONSTRATION

Soit «EM. Posons Au=u,. La fonction , est dans V, donc si » est quel-

conque dans VW (il suffirait même pour l'égalité ci-après de v € W) :

(— Au; V)1: = (Uo, v)-a + (By; YV)r.

Mais w, est dans V donc dans W, et v est dans V, donc par définition de

V(=N(W,B, — A)) (— Av, Uo)1: = (0, Wy)-a + (By, yuo)r; (— Au, v)= (up, — Ad),

ie. (A?u,v)z=(Au, Av)z pour tout vE V, donc (6.8) HISNIC PONS)

et avec une topologie plus fine (ce dernier point est évident).

Mais soit maintenant « dans N(V, A?): posons Au—u,. On a (A Uo » d) rs EE (%o , AN V) za

pour tout vEW, donc par le lemme 6.1, #, est dans V, done H et N(V, A?) coin-

cident algébriquement. Mais ce sont deux espaces de Banach, dont le premier a une

topologie plus fine, done ils coincident topologiquement (théorème de Banach, cf. Bourbakt MN Cor par)

Comme conséquence immédiate :

uEN(V,, A?) signifie 0 © (b) —u=0 et —Au=0 sur l'; Ov 0v uEN(V,, A?) signifie (c) u=0 et Au=0 sur l';

uEN(V;, A) signifie

© Go) G) (d) —u—=bu sur |, —u—=0 sur FT, Au=bAu sur F, et Ov 0 Ov

Ô 3, A%=0 SIP EAN" REMARQUE 6.1.

Il reste deux problèmes non résolus; ce sont ceux correspondants aux conditions

aux limites :

o (e) u=0, Au 0 SUTSINNE 0 o) (f) —u=0; Au=0: sur].

Ov

Pour ces problèmes voir Lions [4].

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