‹ Problêmes d'astronomie nautique et de navigation, précédés de la description et de l'usage des instrumens, et suivis d'un recueil de tables nécessaires a la résolution de ces problêmesChapitre 17 sur 356 · DE LA LUNETTE MURALE · texte numérisé non relu

DE LA LUNETTE MURALE

Cet instrument est une lunette construite sur les mêmes principes que celle du cercle de réflexion, mais ayant environ deux ou trois pieds de longueur, et par conséquent un grossissement et un champ plus grands ; elle a un réticule placé près de l'oculaire et au foyer de la lunette ; cette pièce est uu diaphragme ou pelit anneau de métal contenant ordinairement quatre fils de soie , d’araignée ou d'argent. Trois de ces fils sont parallèles entre eux; celui du milieu, qui est un diamètre, représente un cercle horaire ou de déclinaison : le quatrième fil , perpendiculaire aux trois premiers , est aussi un diamètre destiné à représenter un parallèle à l’équateur ou la direction du mouvement diurne des astres. Ce réticule, dont le plan eît perpendiculaire A l’axe de la lunette, a la propriété de se mouvoir dans ce plan de manière A placer l’intersection des diamètres rectangulaires sur l’axe , et de les incliner simultanément jusqu’à 45 degrés. S’il arrivait que ces fils donnassent lieu A une parallaxe , c'est à-dire uuc leur image parût éprouver du dérangement à l’égard de l’objet que Ton fixe , lorsqu'on regarde par différens points de l’ouverture de l’oculaire, alors on ferait mouvoir en avant ou en arrière et parallèlement à elle-même, pour ne pas changer le centre de réfraction , la pièce qui entraîne l’objectif, de manière A en ramener le foyer à l’endroit meme de la croisée des fils suppposés fixes. Au contraire , quand res fils sont mobiles dans le sens de la longueur de la lunette, on les rapproche ou ou les éloigne de l’objectif jusqu’à cc qu’il n’existe nlus de parallaxe. La distance de l’objectif aux fils doit cire diminuée lorsque l’image de l’objet s’élève et s’abaisse avec l’ceîl , au contraire , elle doit elre augmentée lorsque l’image s’abaisse quand Toril s’élève et s’élève quand il s’abaisse.

Celle lunette a un support sur lequel on peut lui donner différentes directions et la rendre ensuite parfaitement immobile dans celle qu’elle doit occuper; ce support tient A une branche en fer afin qu'on puisse sceller solidement l’instrument A uuc muraille.

Une lunette ainsi montée dans une position invariable, est très-commode pour déterminer , dans une relâche, la niarrhe diurne d’une montre marine ; pour en faire usage il suffit de la diriger et île la fixer à dix heures du soir, vers une étoile de première

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on de seconde grandeur ; silure , s’il est possible , dans le voisinage du méridien et de l’équateur, et après avoir fait mouvoir le réticulé jusqu'à ce que l’étoile suive parallèlement le fil indiquant la direction du mouvement diurne , ou fait compter a haute voix les secondes à la montre et l’on observe la seconde , la minute et l'heure où cette étoile passe à chacun des fils parallèles ; répétant les memes observations plusieurs jours de suite , il sera facile d’en conclure la marche diurne de la montre.

Vans les observations , on adapte ordinairement un réflecteur a l’extrémité de la lunette pour éclairer sou intérieur du coté de l'objectif, afin que les fils paraissent en noir sur un fond clair. Ce réflecteur est formé d'une petite plaque de métal percée elliptiquement, argentée et disposée convenablement pour reUechir dans la lunette les rayons de lumière qui proviennent d’une petite lanterne destinée à cet effet; mais il est préférable d’éclairer les fils par une ouverture pratiquée au milieu de la luuette , et près de laquelle se trouve intérieurement le rclleclcur.

Dans un lieu situé par nue petite latitude, l'étoile est près du zénith ; alors il est presque impossible de l’observer directement. Daus ce cas , l’on place il l'oculaire un miroir incliné ou un verre prismatique qui a la propriété de faire voir l’astre daus une position plus commode pour les observations.

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