PROBLÈME XXXVI
Déterminer la longueur et la direction d'une route.
Le moyen dont on fait usage à la mer pour connaître le chemin que fait un vaisseau, se réduit à déterminer l'espace qu'il parcourt pendant une partie connue de l'heure ; on en conclut eusuitc le chemin qu’il fait peiulaul tout autre espace de temps , en supposant que la vitesse continue d'rlre la meme que pendant l'expérience.
La durée de l'expérience est ordinairement d’une demi minute , ou do secondes , lesquelles se mesurent à l'aide d’un sablier qui est exactement de la meme durée.
L'instrument dont ou se sert pour mesurer le chemin que le vaisseau fait pendant une demi- minute, est appelé loch.
Le loch est un morceau de bois auquel on donue la figure d’un triangle isocèle , ou d'un secteur île 7 à huit pouces de hauteur ; sa base , plus petite que les deux autres côtés , est chargée d’une lame de plomb pour lui faire prendre une position verticale lorsqu’on le jette dans la mer. Sur une des faces est attachée une longue iicellc , nommée ligne de loch , divisée en parties égales par des noeuds. La distance eutre les noeuds est la 120.' partie d’1111 mille ou de i)5o toises, c’est à-dire une la distance de chaque uœud est de ^7 pieds %. Or, comme l’expériruce dure une demi- minute , et que dans une heure il y a 120 demi minutes , il s’ensuit donc que , pour chaque nœud qui aura été file durant l’expérience, le vaisseau doit faire 120 fois autant de chemin, c’est-à-dire un mille par heure , en supposant toujours son mouvement uniforme.
Si le vaisseau changeait de vitesse pendant l’heure, il faudrait répéter eette expérience autant de fois qu’011 le jugerait convenable; et si le vaisseau n’avait conservé sa même vitesse que pendant un quart d’heure , par exenqde , il ue faudrait compter pour ce quart- d'heure que le quart du chemin trouvé par le loch, lorsque le vaisseau avait cette vitesse.
( Il est à présumer nue les anciens avaient plusieurs moyens de mesurer le sillage d’un bâtiment. Vitruve, qui vivait au commencement du siècle d’Auguste, dit que le» Phéniciens y parvenaient par une roue garnie de vannes, placée à l’extérieur et sur le coté du navire, qui tournait plus ou moins vite suivant la vitesse du batiment. Pour obtenir le chemin fait par le nombre des tours de cette roue , 011 eu avait ajustée une seconde dans l’intérieur , dont les mouvemrus et les révolutions étaient régies sur la première , de manière <|ue quand celle -ci faisait un tour , la seconde laissait tomber un caillou dans un bassin , alors le nombre des révolutions et par conséquent le chemin se trouvait marqué par le nombre des cailloux du bassin , ce qui supposait qu'une expérience préliminaire avait fait connaître le nombre des cailloux correspondant à un espace parcouru dans un temps donné. Le moyen, qui au premier aspect paraissait atteindre sou but, ne ilonuati que des résultats erronés, qui y eut fait renoncer.
Des Problèmes.
Ho
Suant au loch qui est maintenant en usage , l'auteur n’en est pas connu ; on sait entent que William Pour ne en a parlé le premier en i S77 dans son ouvrage a Régiment fur the sea , mais on ne trouve aucune mention de sou usage à la mer avaut 1Ü07 , dans un voyage aux Indes orientales , publié par Purchas ).
Pour faire usage du loch , ou le jette à la mer , de la poupe , du côté opposé au veut, et on lâche la ficelle à mesure que le vaisseau fait route; ou attend qu'il soit éloigné de la poupe d'uue quantité égalé à la longueur du navire ( une marque sur la ficelle détermine celle longueur ) , et c'est lorsqu'on y parvient que l'on coimueuce à compter les iào secondes : alors celui qui jette le loch avertit , par le inol rire , de tourner le sablier ; et celui-ci , par le mol slup , donne au premier le sigual d'arrêter le loch lorsque le sablier finit.
Le résultat de celte opération serait exact , si le loch restait immobile à la surface de la mer ; mais il est entraîné par les courans , la lame , les vents , etc. , eu sorte qu'il ne fait connaître le mouvement du vaisseau <juc par rapport à uu point qui est ou qui peut être mobile sur la surface de la uier : 1 expérience a fait voir qu'en laissant 47 pieds et demi cutre 1rs noeuds , on trouve toujours trop peu de chemin ; ce qui prouve que le loch est mobile , et qu'il teud toujours à s'approcher du vaisseau. Suivant les différentes expériences faites , ou a trouvé qu'il 11e fallait mettre entre les uoeuds que 45 pieds.
Comme la ligne de loch peut changer de longueur , il faut avoir soin de la vérifier , afin de tenir compte des changemeus qu’elle aura éprouvés.
Pareillement, si en vérifiant le sablier par sa comparaison avec uue montre à secondes, on trouve qu'il est altéré dans sa duree, ou doit aussi en tenir compte, afin d'avoir la distance parcourue.
Corriger le chemin trouvé avec un sablier altéré , la ligne de loch étant exacte.
Multipliez le chemin trouvé par 3o, et divisez le produit par le nombre de secondes qu'a duré le sablier , le quotient sera le chemin corrigé.
Exemple t. Un vaisseau * fil é 10 nœuds, pendant la durée d'un sablier qui n'était que de 27 seconde* :
trouver le chemin parcouru.
Nœuds filés 10
Multiplies par 3o
Produit 3oo
Quotient de 3oo par 27 = n, t
Exemple 2. Un navire a fait 92 milles , évalués avec un sablier dont la durée était de 33 seconde* : ou demande le chemin vrai.
Chemin évalué 92
Multiplies par 3o
Produit 3/f<0
Quotient de 2760 par 33 = 83,f>4
Corriger le chemin trouvé sur l'estime d'un loch altéré , le sablier étant exact.
Multipliez le chemin trouvé par la distance moyenne qui existe entre les nœuds , et divisez le produit par 4^ , lé quotient sera le chemin corrigé.
Exemple i. Un vaisseau a
filé 9 nœuds , sur l'estime
Exemple 2. Un navire a fait 5a milles , évalués avec
d'un locb dont la distance entre les nœuds était de 4o pieds : on demande le chemin vrai.
un loch dont la distance des nœuds on demande le chemin vrai*
et.il de 48 pied* :
Chemin estimé
Chemin estimé
Sa
Multiplies par
Multiplies par
Produit
Produit
Dont le quotient par 45
Dont le quotient par 45 =
Corriger le chemin trouvé lorsque la ligne de loch et le sablier sont tous deux altérés.
Multipliez le double du chemin trouvé par la dislance altérée entre les noeuds , et divisez le produit par le triple du uornbre de secondes que dure le sabl.cr , le quotient sera le ciiemiu corrigé.
Des PnoBLÊMES.
Exemple t. Un navire a SU JO nmod* pendant U durée d'on sablier qui n’était que de a6» , U distance entre les msuds étant alors de 4a pieds : oo demande le chemin corrigé.
Double du chemin Multiplies par
Produit Divises par Quotient
chemin demandé.
10 »y,j pour le
Exemple 2. Un vaissean a estime' avoir fait 56 milles, avec un tablier dont la durée était de 3a secondes » et la longueur des nauds de 47 pieds ; on demande le chemin corrigé.
Double du chemin xt?
Multiplies par 47
Produit Divises par Quotient
chemin demandé.
5af>4
54,8 pour le
De la direction de la route.
La boussole on le compas de route est l'instrument à l'aide duquel on dirige la route du vaisseau ; il consiste en une aiguille d’acier aimantée , posée en équilibre sur un pivot , de manière à pouvoir tourner librement dans tous les sens : cette aiguille tient b un cercle sur lequel on trace trente deux pointes qui divisent la circonférence en trente-deux parties égales , appelées rbumbs de veut ou pointes du compas. Le cercle ainsi divisé se nomme rose des vents.
Les trente-deux rbumbs de vent sont écrits dans l’ordre naturel, qui est en passant du Nord à l'Est , de l’Est au Sud , du Sud à l'Ouest et de l’Ouest au Mord ; et par la disposition qu’on leur a donnée , l'on trouve chaque rhumb de vent vis-à-vis de sou opposé , sur la meme ligne.
N. E. Yi N.
N. E. Yi E.
E. Yi N. E.
E. Yi s. E.
S. E. Yi E.
S. Yi s. E.
s. Yi s. o.
s. o. Yi s.
s. o. Yi o.
o. Yi s. o.
Le compas de route est renfermé dans Vhalitacle , qui est une espèce d’armoire ouverte , située selon la largeur du vaisseau , ou perpendiculairement à la longueur de la quille. La boîte de la boussole est parfaitement carrée; ce qui fait qu'en examinant la situation de la rose , par rapport à la boite , ou par rapport à l'habitacle , on sait , sans être obligé de porter ta vue plus loin , Où est le cap du navirè , c'est-à-dire quelle est sa direction.
Lorsque la boussole sert à relever les objets , c’est-àdire à reconnaître l’air de vent auquel ils répondent , on l’appelle compas de variation.
O. Yi N. o.
N. O. Yi- O.
N. O. Yi N.
N. Yi N. O.
Le compas de route sert à déterminer la position de la quille du vaisseau, à l’égard de la vraie ligne Nord et Sud, et à la maintenir ou à la ramener à cette position lorsqu'elle s’en écarte ; mais il ne fait pas connaître la direction de la route du vaisseau , qui , le plus souvent , est différente de la direction de la quille. L’est le compas de variation «ni’on emploie pour connaître l’angle que la route fait avec la quille, angle que l’on appelle la dérive; voici comment on la détermine :
Le vaisseau faisant route , laisse asscx loin en arrière de lui une trace qu’on appelle la houache ; qui étant l’effet de sa marche est sur la ligne même qu’il suit, du moins en supposant que la mer n’ait aucun mouvement propre. 11 ne s'agit donc que de relever cette trace au compas de variation "le nombre des degrés compris entre celle direction et le rhumb de vent opposé à celai où l’on gouverne , marque la dérive.
Exemple i. En faisan! roule au S. O. 5° O. , on a relevé la honache du vaiiaeau au N. E. *4 N. : on demande la dérive.
Exemple a. Oo gouverne au N. *4 N. O. 5* N. ; U houache a élé relevée au $. *4 S. O. 3° O. : on de-* ni in Je la dérive.
Bhumb de venl opjiosé au S. O. 5rt O. ;
le N. E. 5° E. ; en degrca 5o‘* o1
lit lêveuent de la houache , le E. *4 N. 33 4^
Rhumb Je «ent opposé au N. N. O. 5° N. ;
le S. *4 S. F- 3° S. ; en degré* G® i5‘
Rclèv. de la houache , le S. \\S. O. 3° O. i4 i5
Différence , qui est la* dérive
16 i5 Somme , qui est la dériva
Des Problèmes.
Exemple S. On fait rouir S J E. S. E. 4* S., U hooachc relevée h l'O. an N. : on demande la dérive.
Exemple 4. On a le eap an K. E. ■/* E. , la hooache relevée h l'O. */\ S. O. a1 O. : un demande la dérive.
Rlmmb de vent oppose 4 TE. S. E. 4° S. * l’O. N. O. 4*’ N. ; en degrés 63° 3o‘
Relèvement de la houacbe , l'O. a° N. 88 o
Rhumb de vent opposé an N. E. ’/4 E. ;
le S. O. '/i O. ; rn degrés Relcv. de la houache , l’O. '/^ S. O. a° O.
Différence , qui est la dérive
a4 3o Différence , qui est la dérive
La dérive u’ést point la même pour tous les vaisseaux en général ; les uns en ont plus, les autres moins, quoiqu'a voilures égales: elle dépend de la qualité de la mer, de la force du vent, de la quantité de voiles que le navire porte actuellement, de la manière dont il est construit , chargé , arrimé , etc. Enfin , cet élément dépend d'un si grand nombre de circonstances , qu'il n’y a que l'observation immédiate qui puisse le fournir avec une certaine exactitude.
La dérive est toujours du côté opposé au vent , ou qui n'est point amuré ; c’està-dire que le vaisseau s'éloigne de la route où il présente le cap dans le sens opposé à la direction du veut: ainsi, la dérive est du côté droit ou à tribord, si le vent souffle du côté gauche ou à bâbord , ou si les amures sont à bâbord ; au contraire , elle sera sur la gauche ou à bâbord, si le vent souffle du côté droit ou à tribord, ou si les amures sont à tribord.
Corriger Je la déris e une route déjà faite.
Si la dérive est à tribord , comptci-la i droite du rhumb de vent auquel on a cinglé ; si elle est à bâbord , comptez -la à gauche du même rhumb de vent.
Exemple i. Ayant gouverné an N. O. \\ O. 4® O. , le* araore* à inbord , avec 17“ de dérive : un demande U vraie roule qu'on a tenue.
La route corrigée e»l l’O. '/j N. O. i° 3o' N.
Exemple 3. Le» vent» étant au S. O. , on a gouverné au S. S. E. 3° S., la dérive étant de 33° : trouver 1a vraie route qu’on a tenue.
La vraie roule e*t le S. E. \\ E. 3° 4 j' S.
Exemple a. Les vent» étant au N. E. , on a gouverné b l'E. S. E. 5® S. , avec ai® de dérive: on demande la roule suivie.
La ronte valait 1e S. E. ■/, E. 3° 3o' S.
Exemple {. On 1 cirfglé an S. S. E. , le» amure» b bâbord , et avec 16° de dérive : 00 demande la vraie roule du navire.
La vraie roule e*t le S. '/i 5. E. 4° 45* S.
Prévenir des effets de la. dérive une route à faire.
Si la dérive est à tribord, comptez-la à gauche du rhumb de vent projeté; si elle est à bâbord , comptez-la à droite du môme rhumb de v ent.
Exemple. 1. On a vu »or une carte , que ponr se rendre dans un port , il faut que la route vaille le N. O. x/\ O. 4® O. ; mais le» vent* »onl de la partie du N. N. E. : trouver b quel rhumb de vent il faut gouverner , en supposant qu’en mettant le cap directement h celle route , La dérive soit de 8°.
Exemple a. On a besoin de suivre le S. E. 3" E.; mai* le* circon»tance» exigent qu’on ail ponr cela lea amures à bâbord , ce qui produit il® de dérive; on demande h quel rhumb de vent il faut gouverner.
11 faut gouverner an S. E. \\ E. a° 43' E.
Il faut gouverner au N. O. '4 O. 4° N. , pour que la route vaille le N. O. '4 O. 4° O.
Pour connaître la route que suit le navire , il faut encore avoir continuellement égard à la déclinaison ou à la variation de la boussole , laquelle est quelquefois très-grande : lorsqu'elle a été déterminée par quelqu’une des méthodes données précédemment , il faut corriger toutes les roules parcourues par le vaisseau , afin d'avoir les vraies routes qui leur correspondent.
Lorsque la variation est N. O. ou bâbord , chacun de ses rhumbs de vent est transporte vers ta gauche; c’est-à-dire du N. vers l’O. , de l’O. vers le S. , du S. vers l’E., et de l’E. vers le N.
D’où il suit que, si la route est comprise entre le N. et l’O. , on s'éloigne du Nord du inonde de toute la quantité de U variation.
Des PnoBLÊMES.
Si la rente a été entre le S. et l’O. , on s'éloigne de l'Ouest du monde d'une quantité égale à la variation.
Si elle a été entre le S. et l’E., la vraie route s’écarte du Sud du monde de toute la quantité de la variation.
Si elle a été entre le N. et l’E. , on s’écarte de l'Est du monde d'une quantité égale à la variation.
Lorsque la variation est N. E. ou tribord , chacun de ses rhtimbs de vent s’écarte vers la droite ; c’est-à-dire du N. vers l’E. , de l’E. vers le S. , du S. vers l’O. , et de l’O. vers le N.
D'où il résulte que , si la route est comprise entre le N. et l’E. , on s’écarte du Nord du monde de toute la quantité de la variation.
Si la route a été entre le S. et l’E. , on s’éloigne de l’Est du monde d’une quantité égale à la variation.
Si elle a été entre le S. et l’O. , la vraie route s’écarte du Sud du monde de toute la variation.
Si elle a été entre le N. et l’O. , on s’écarte de l’Ouest du monde d'une quantité égale à la variation.
Corriger de la variation une route déjà faite.
Si la variation est N. O. ou bâbord, comptei-la à gauche du rhumb de vent sur lequel on a fait route.
Si la variation est N. E. ou tribord , comptez-Ia à droite du rhumb de vent auquel on a gouverné.
Pour faciliter l’application de ces règles , on remarquera que , par ces expressions h gauche , à droite d'un rhumb de vent , on est supposé placé au centre de la rose des vents , et tourné vers le point désigné par le rhumb de vent du compas. Lorsqu’il y a des degrés joints au rhumb de vent, ajoutez-lcs avec la variation N. O. ou bâbord, s’ils sont à gauche du rhumb de vent ; ou les en retranches , s’ils sont à droite , et corriges ensuite l'air de vent , comme s’il n’y avait pas de degrés. Lorsqu'au contraire la variation est N. E. ou tribord, ajoutez-fes avec la variation, s’ils sont à droite de l’air de vent ; ou les en retranches , s'ils sont à gauche , et corrigez comme s’il n’y avait pas de degrés.
Exemple t. On a gouverné au S. E. \\S. du compas , ayant 17° 3o‘ de variation N. O. ou bâbord: on demande la vraie roule qu'on a tenue.
La roule demandée est le S. E. 1/4 S.
Exemple a. On a cinglé aur le S. </i S. E. de la boussole, la variation étant N. E. ou tribord, de >9*1 on demande la vraie roule qu'on a tenue.
La route demandée est le S. \\ S. O. 3* 3o‘ S.
Exempte 3. On a cinglé au S. O. '/^ O. 3° S. du compas, la variation élan! N. O. ou bâbord, de a5°: •n demande la vraie route qu'on a tenue, la route cherchée eat le S. O. 1 S. 5° 3o' S.
Exemple Ayant cinglé au N. E. '/^ N. , la variation étant N. E. ou tribord , de 30° : on demande la vraie route qu'on a tenue.
La route cherchée est le N. E. •/$ E. 1° 3o‘ N.
Corriger de la variation une route à faire.
On peut avoir besoin de suivre une certaine roule pour se rendre à tm port, ce qu'on ne peut faire qu’eu prévenant l’errenr que produit la variation.
Si la variation est N. O. ou bâbord , ajoutez-la à droite du rhumb de vent sur lequel on veut faire route.
Si la variation est N. E. ou tribord , ajoutez-la à gauche du rhumb de vent auquel on veut gouverner.
Exemple 1. On demande h quel rhumb de vent il faut gouverner pour que la route vraie soit l'E. */4 N. E. , la variation étant N. O: ou bâbord de 29°.
La route du compas est l'E. S. E. 4° 4^'
Exemple a. La variation étant de 39° N. E. ou tribord , on demande 1 qnel rhumb de veut il faut gouverner pour faire route au S. E.
11 faut gouverner 1 l'E. S. E. 6° 3o* E.
Des Problèmes.
Exemple J. On à va sur me carte , que la route qu'il convient de tenir |»our te rendre dans un )»oii est le S. O* 3° S.; mais la variation est de 17° N. O. ou bâbord : trouver le rhumb de vent où il faut gouverner.
Il faut gouverner au S. O. l/\ O. a° 4^ O.
Exemple 4. Pour se rendre dans un port, il faut que la route toit le S. h. 5° S. ; mai* la variation est N. O. «u bâbord, de 17*: on demande t quel rhumb de vent du compas il faut gouverner.
Il faut gouverner au S. S. F. 3o‘ E.
Corriger une roule fuite , de la variation et de la dérive.
Si la dérive et la variation sont toutes deux de intime dénomination , ajoutez les , et opérez ensuite avec la somme , comme si elle exprimait une dérive de meme dénomination que l’une des deux quantités.
Si la dérive et la variation sont de différentes dénominations , retranchez la plus petite quantité de la plus grande, et opérez ensuite avec le reste, comme s'il exprimait une dérive de même dénomination que la plus grande des deux quantités.
Exemple 1. Ayant gouverné au N. O. 3° N. , avec un compas dont U variation «lait de 1 4" * tribord, ayant les amures à bâbord avec i5° de dérivé, on demande la vraie route.
La route demandée est le N. 1 N. O. »° 45' O.
Exemple 3. La variation étant tribord de ia° , on a gouverné au N. O. ; les v*nts étant à l’E. N. E. , U dérive était de 3a° : on demande la vraie route que Ton a suivie.
La route cherchée est l’O. N. O. a° 3o’ N.
Exemple a. La variation étant bâbord de tc>*, et la dérive de i4n , amures ï tribord , on demande quelle route on suit, lorsqu'on gouverne au N. E. vi N.
La route corrigée est le N. 45' E.
Exemple 4. Ayant gonvemé au S. O. 4° O. , avec un compas dont la variation était de a4° bâbord , les vents étaient an S. E. , et la dérivé de 110, on demande la vraie roule.
La roule demandée est le S. O. \\ S. a0 i5’ O.