Démontrer la proposition suivante
Si Ton admet que l'attraction de la matière ne dépend que de la distance, la seule loi d^ attraction , suivant laquelle une couche sphérique homogène n * exerce aucune action sur un point intérieur , est celle de V attraction en raison im^erse du carré de la dis-
48 MÉCAXIQLE RATIONNELLE.
tance; mais si F on suppose que F attraction dépend à la
fois de la distance et du rayon de la couche sphérigue, il
est une infinité de lois pour lesquelles la couche n^ exerce
aucune action sur le point intérieur.
Soient r le rayon intérieur de !a couche ;
dr Tépaisseur infiniment petite de cette couche ;
a la distance d'un élément E de cette couche au point
attiré M;
c la distance du centre O au point M \ Tangle que le rayon OE fait avec la direction OM^ <f l'angle que la droite ME fait avec la même direction ] et f (uj r) Fattraction de l'unité de volume situé sur
la couche à la distance u du point attiré.
La direction de l'attraction résultante coïncide évidem*
ment avec la droite MO , et la valeur de cette résultante
est
R=2irr'rfr I cos^ sin ©/(a , r) </0.
Or on a
u sin c sin (0 -4- f ) ,
r sin f r sin f '
diflerentiant ces équations par rapport à u, c et 9, il vient
du
ces © =r — - ; lie
et si Ton observe que
du
car r est une constante , on verra aisément que Taltraction résultante peut se mettre sous la forme
R=2irr'€/r— / l sin 9 jf (a, r) duldQ.
Nous pouvons exprimer la variable Q en fonciion de la variable u qui lui est unie par la relation
a» = c' -+- r' — 2 cr CCS 0;
d'où
u sin 6 rfô = — du.
cr
Posons , pour abréger,
(i) ^" J/(u,r)ciu = ¥{u,r),
(2) Ju¥{u,r)du = F(u,r),
et observons qu^aux limites = o, 6 = tt correspondent les limites u = r'' — c, u^ r-hc-^ alors il vient
(3) R^aTrr^r. ^n
Pour que l'attraction R soit nulle, il faut que la quantité
F(r-\-c,r)-^ Fjr-^c, r)
soit indépendante de c] nous pourrons donc poser
F(r-hCyr)--F(r--c,r)=:cff[r),
(f (r) étant une quantité indépendante de c. On en conclut, par une double diflérenliation relative à c,
(4) Kir-^c, r)^ Flirte, r) = o.
Maintenant, il nous faut distinguer deux hypothèses. Admettons d'abord que la loi de l'attraction soit indépendante du rayon de la couche 5 alors /"(w, r) se réduit à y (u) , et l'équation précédente devient
F[Xr + c)^F:(r^c)z=o.
5o MÉCANIQUE EATIONRELLE.
Ici r et c sont quelconques ; il en est de même pour leur somme r -f- c et leur diiTérence r — c ; d'ailleurs
par conséquent, la dérivée seconde F" (u) est indépendante de II, et la dérivée troisième F^'' (u) est nulle. Or, d'après Téquation (2) , on a
F' {u)=zu¥(u)y (5) F''(«)=.F(ii)-hiiF'(«),
F' (u) = ^r (u) ^ ur' (u),
et , si Ton a égard à l'équation (i) ,
Ainsi la fonction y* (u), qui représente la loi de l'attraction, doit vérifier Téquation
»'/'(«) -H 2tt/(a) =0,
laquelle donne , par intégration ,
u}f[u) = const. = A,
c'est la loi de la nature.
Passons à la seconde hypothèse, où l'on suppose que la loi de Tattraction dépend du rayon de la couche.
Dans l'équation (4)9 le rayon r ne peut être considéré comme une quantité arbitraire^ par conséquent, on ne peut se donner à volonté qu'une seule des quantités r -h c , r — c. Nous prendrons
r-f-c = tt, d'où r — c = 2r — u.
Alors l'équation (4) nous donne
STATIQUE. 5l
OU, d'après la formule (5) , jointe à réquatioii (i) ,
Différentîons par rapport à m, il vient