‹ Problèmes de mécanique rationelle disposés pour servir d'applications aux principes enseignés dans les coursChapitre 60 sur 94 · FIL SOLLICITÉ PAR UNE FORCE CENTRALE · texte numérisé non relu

FIL SOLLICITÉ PAR UNE FORCE CENTRALE

1 . Trouver V équation de la courbe décrite par un fil flexible , doîit toutes les molécules sont attirées vers un centre fixe.

Soient APP' B une portion du fil , S le centre d'attraction , PP' un élément infiniment petit du fil, PT et P'T' les tangentes en P et P', O le centre de courbure correspondant à l'élément PP' ^

p le rayon de courbure pour le même élément 5 r la distance du point P au centre d'attraction -, p la distance ST du centre d'attraction à la tangente au point P \

T la distance PT «5

^ l'angle des deux tangentes PT, P'T' 5

? l'angle SPT 5

Fangle que forme le rayon SP avec une direction fixe 5

s l'arc de la courbe compté dans le sens APP'B 5

t la tension du fil au point P5

F la force attractive au même point, rapportée à runité de masse ^

m la masse du fil rapportée à T uni té de longueur.

Projetons les forces qui^soUîcitent Vêlement PP', d'abord sur le rayon de courbure PO, puis sur la tangente PT.

H vient

Ymds siof = (f -H dt) sin^p ,

F/w ds cosç = (r H- rff ) costp — t.

Comme on doit négliger les quantités infiniment petites d'un ordre supérieur au premier, ces équations se réduisent à

Ymds sinip = t'^ ,

Y mds cosf = dt y ou , d'après les relations (p = — et cos(p = -j 9

(a) F m sm^ = -•

P {b) Ymdr—dt.

Si Ton considère le triangle OPP' et le triangle semblable formé par TT' et les deux tangentes PT, P'T', on voit que

d'ailleurs

T dr

Divisant ces deux équations l'une par l'autre, on trouve

r dp

p dr

On a encore

smcp = -•

STATIQUE. l'iS

Entre ces deux dernières relations et l'équation (a), éliminons p et sincp-, nous obtenons

Fmdr-h —t = o , P

et si nous retranchons l'équation (i) ,

dp de

dp de

L'intégrale est

Iog(/j9)=:const. , tp = const. = C ;

elle nous montre, que le moment de la tension par rapport au centre fixe est le même en chaque point.

On tire de cette formule , en la rapprochant de l'équation (i),

- r=; 1 Fmdn P J

Cette dernière formule peut êlre considérée comme l'équation de la courbe rapportée aux coordonnées p eir-^ mais il sera plus commode de prendre les coordonnées polaires ret 0, qui sont liées aux précédentes par la relation

r'dB

Il vient

ou

s/dr' + r» dB'

er'dB:

dB:

Cdr

rsJe^r' — O

C'est l'équation de la courbe en coordonnées polaires, telle qu'elle a été donnée par Jean BernouUi (^). .

(») Opéra f t. IV, p. 338.

124 MÉCANIQUE RÀTIONMELLE.

La formule (&) fera connaître la tension par une simple quadrature , si l'on a soin d'exprimer F et m en fonction de r.

On remarquera de nombreuses analogies entre ces formules, et celles qui conviennent au mouvement d'un point matériel attiré vers un centre fixe , la tension joue le rôle de la vitesse.

Le cas d'une force centrale répulsive n'a pas besoin d'être traité d'une manière spéciale, il suflSt de changer le signe de F dans les formules qui précèdent.

2. Un fil homogène et sans poids ^ retenu par ses extrémités, est attiré vers un point fixe ^ par une force qui est in^^ersement proportionnelle au carré de la distance^ Déterminer la courbe décrite par lefil^

Considérons le point de la courbe où la tangente esl perpendiculaire à la force d'attraction. Soient r la tension du fil en ce point, c la distance du point au centre d'attraction , et A la force attractive exercée au même point et rapportée à l'unité de masse.

Conservons pour le reste la notation du problème précédent.

D'après l'équation (ft) , nous avons

//* c' mk c* Fmdr= \ k -mdr^=z

Puisque t doit se réduire à t , lorsque r = c , la constante est égale à r -f- m/rc, et, par conséquent,

mkc^ ^ = T -h mk c •

Substituons cette valeur dans l'équation (c) \ il vient

Qdr

const.

^Ôz=-

.[(,,„,.fi£)%.c.]'

Or, lorsque — = o , nous devons avoir r=c^ il en résulte C = CT, en sorte que, si nous posons

mkc '

l'équation de la courbe se réduit à celle-ci ,

ncdr

dB =

/•[(/i -M)»r*— 2 (w + i) cr + c*— n^c^]*

Il convient, pour l'intégration, de distinguer trois cas, suivant que l'on a

/î > I , « = I , ou /î <^ I .

Premier cas. w >► i .

L'intégrale est

= , arc sm ^ h C

Si l'on compte les angles 9 à partir du rayon vecteur qui est égal à c , on a

ti = ~ ?

d'où

(/i — i) c -h r . fit \n

'- = sm ô ) 5

nr \^ n )

/ICOS'^ Ô— I

Deuxième cas. « = i .

L'intégrale est

126 UÉCÂNIQUE RATIONNELLE.

si Ton admet que B est nul lorsque r = Cy on a

Troisième cas. n <^ i.

L'intégrale est

iog|^-i ^ — Vr=;iJ+^'

si est nul lorsque r = c , on a

d'où

Les trois courbes que nous venons d'obtenir ont des asymptotes faciles à détel^miner. En effet , d'après le problème 1 , on a

cr CT ne

t mffc^ c

T -\' mkc n -{- \

Si l'on fait r = oo , il vient

ne pz=z

c'est la distance du centre d'attraction aux asymptotes des trois courbes. Si l'on fait de même /• = oo dans les équations des trois courbes , on trouve , pour la première courbe,

: arc ces - ?

pour la seconde courbe ,

pour la troisième courbe ,

Q = :jz--=, log

Ces angles sont les inclinaisons respectives des deux asymptotes sur le rayon qui sert d'origine aux angles 0w Jean Bernoulli , Opéra, t. IV , p. 2^0.

3. Un fil homogène et sans poids ^ retenu par ses extrémîtésj est soumis à Faction cT une force répulsii^e, émanée (Tun centre fixe, et im^ersement proportionnelle à la fx**"**' puissance de la distance à ce centre. Déterminer la courbe décrite par le fil.

Conservons la notation du problème précédent, et admettons , qu'au point où la force répulsive est perpendiculaire à l'arc, la tension est égale à

Nous obtenons l'équation

=:COs(fx — 2)0.

4». Étant donnée une corde parfaitement Jlexible et homogène , mais d'inégale épaisseur, dont tous les éléments sont soumis à l'action d'une force centrale inversement proportionnelle à la distance, trouver la loi suivant laquelle doit varier l'épaisseur en chaque point et la courbe que doit affecter la corde dans le cas d'équili-bre, pour que y dans cet état , la tension varie d'un point à un autre proportionnellement à l'épaisseur, ou que la corde présente partout égale chance à la rupture.

Conservons la notation et les axes du problème 2 ; de

plus, prenons pour unité de force celle qui agit à l'unité de dislance, et pour unité de densité celle de la corde, en sorte que l'épaisseur soit représentée par le même nombre que la masse rapportée à Funité de longueur. Nommons a le rapport constant qui existe entre l'épaisseur m et la tension t en chaque point de la corde , dans l'état d'équilibre.

Les formules [b) et (c) du problème 1 nous donnent les équations

cos{i±fl) = <:•=*=«,

dans lesquelles le signe supérieur répond à une force attractive , et le signe inférieur à une force répulsive.

On voit que la trajectoire peut être , suivant les cas , un cercle, une hyperbole équilatère, une lemniscate, ou quelque autre courbe.

Les deux équations qui précèdent permettent d'évaluer le volume d'un arc, compté à partir de l'axe polaire, en fonction de l'épaisseur au point ou l'on s'arrête.

Soit V ce volume. On trouve

OssiAN Bovjii.T y Journal de M. Liouville , t. IX, p. 97 ; i844*

SECTION IV

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