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Déterminer directement les courbes tautochrones

336 MécAniQUE rationnelle.

pour une force qui est perpendiculaire à une droite fixe

et proportionnelle à une puissance de la distance à cette

droite.

Nous supposerons que la droite fixe passe par Vextré^ mité des arcs qui doii^ent être parcourus dans le même temps.

Prenons l'axe des y sur la droite fixe et Taxe des x dirigé en sens contraire de la force.

Soient juix" la force à la distance x et A la valeur de d: au point de départ.

Nous avons

ds^ C^ lu.

df ^ J^ /i-hi^ ^'

en sorte que le temps employé pour arriver à l'origine est

/' -dx dx ^

Il s'agit de trouver les valeurs de s en fonction de x qui rendent cette intégrale indépendante de h.

Posons

s z=. f^{^x^ et x=.hu.

Il vient

/«-t-i /* ff'(hu)hdu

Jo h '^ (i — a"-^';'

ff'(hu)(ku) ^ du

ÏÏYNAMIQUE, 337

OU, si l'on fait 9' {x) x ^ = ^|; (x),

y 7 1, I i:zL!L

On doit avoir

flr

Uk ^ "'

j— rf/< = o ;

or celle condition , qui doit être remplie pour toute valeur de A, exige, que ^^ [hu) soit identiquement nulle-, autrement on pourrait prendre h assez petit pour que ^'[hu) conserve le même signe dans toute Tétendue do rintégrale, et alors Tintégrale, ayant tous ses ëlémentvS positifs, ne saurait être nulle. Ce raisonnement suppose seulement que ^' [x) n'est pas de l'espèce de ces fonctions singulières qui changent de signe une infinité de fois, tandis que la variable x parcourt un petit intervalle daiis le voisinage de o (*).

Ainsi Ton a

•^'{x)=z Oy >|* [x) = const. = /• ,

dx

dx Telle est réquationdifrérenliellcdes courbes tautoclironcs%

(') xsin ' est une de ces fonctions sin^fulièreA.

338 MÉCANIQUE HATIOHNELLE.

On voit que n — i doit être négatif^ sinon — serait

imaginaire pour de petites valeurs de x.

Soit

m sera positif, et Ton aura

Le second nombre est une dîtrérenlielle binôme que Ton

intégrera par les méthodes coni.ues.

Lorsque

w =n o , ou /i == I ,

on a une ligne droite parallèle à la direction des forces. Lorsque

/W =: I , OH w = o , '

on a une cycloïde. Il en résulte que, pour les corps pesnnts, la cycloïde est la seule courbe tautochrone d^ns le "vide.

Quand

/7/ = 2 , ou // = — I ,

Féquation peut encore s'intégrer en quantités finies , mais elle ne répond pas au problème, car la valeur /z = — i est exclue de notre première intégration.

Enfin, si l'on admet que m ait une valeur fractionnaire - r l'équation de la courbe s'obtiendra sous forme

finie toutes les fois que ^ sera un nombre entier, ou un nombre entier augmenté de — Posant, par exemple,

- rr: - , OU n ^ -t P 2. 3

I^VNAMIQUK. 339

i]ons obtenons la conrbc

Toutes CCS courbes sont tangentes à la droite fixe prise pour axe des y 5 elles coupent à angle droit la ligne a

X = A*" et ne s'étendent pas au delà,

13. Considérons une série de courbes semblables et semblablement placées, qui passent toutes par un même point A , et proposons-nous de trouv^er le lieu des extré^ mités des arcs qui seraient parcourus dans un même temps, par un point pesant posé sans vitesse initiale au sommet commun A et assujetti à décrire successipement les diverses courbes.

Le lieu géométrique ainsi défini porte le nom de courbe synchrone par rapport à la série des courbes semblables.

Soient pris le sommet A pour origine des coordonnées et la verticale dirigée dans le sens de la pesanteur pour axe des x. Nommons t le temps que le mobile emploie pour atteindre la courbe syncbrone, s Tare qu*il décrit dans ce mouvement et x Tordonnée de l'extrémité de cet arc.

On a

ou

Dans cette formule, on remplacera -j- par sa valeur en X

dx

34o MÉCANIQUE RÀTIOWIN ELLF.

tirée de réqualion commune aux courbes semblables, laquelle contient un paramètre arbitraire a; on intégrera, puis on éliminera le paramètre a entre le résultat obtenu et Téquation des courbes semblables ; Téquation résultante représentera la courbe synchrone.

Le plus souvent l'intégration dont on vient de parler ne pourra s'effectuer en quantités finies ^ alors il convient de modifier la méthode.

L'équation commune aux courbes semblables est de la forme

admettons, pour plus de clarté, qu on Tait résolue par

rapport à - > et soit

on pose

sera une fonction de z indépendante de a, et Ton

dx aura

t/o V igz

nVNAMIQDK. 34 ^

OU

Dans ces formules, ou donnera successivement à z diti'éreutes valeurs, et l'on calculera par les quadratures les coordonnées x^ y des points correspondants de la courlnî synchrone.

Le problème de la courbe synchrone est dû à Jean Bernoulli (^)^ Euler Fa discuté dans sa Méclianique (t. Il,

14. Un point matériel , assujetti à rester sur une courbe plane, est sollicité par ries forces situées dans le même plan et données à volonté. Déterminer quelle doit être la forme de la courbe^ pour que le temps employé par le mobile à parcourir la distance qui sépare deux points donnés, soit un minimum relatii^ement au temps qui lui serait nécessaire sur toute autre courbe,

La courbe ainsi définie se nomme brachystochrona relativement au système de forces.

Soient jc, y les coordonnées du mobile, s l'arc qu'il a parcouru à l'époque f et a , (3 les valeurs de x correspondiiDlcs aux deux points donnés.

(') Acta crud.j Llpi., 1697, j). aofi.

IfÉCASIQLE

RATIOKACLLE.

Ona

par suite,

si

l'on pose

dx

= fy

la durée du mouvement entre les deux points donnés

sera

11 faut déterminer la relation qui doit exister entre les coordonnées x et y^ pour que cette intégrale soit un minimum ; cette relation sera l'équation de la brachystochrone.

Nous résoudrons ce problème par le calcul des variations.

ScMt

if

Concevons que dans V la vitesse v^ soit exprimée en fonction de x et de y, et nommons M et N les dérivées partielles de V par rapport h y et /?. La méthode des variations nous donne ]a formule

dans laquelle — représente la différentielle totale de N

par rapport à x.

Pour exprimer cette formule en fonction des coordonrnées X , y^ nous avons d'abord

dv

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