I.V MOUAI.K l'OlITIOl'J-: ABSOLUE
«l'iiuluclMms. (Ml p(Mil tirer d'auln's ilrdiicUoiis, qui ne sont pas MMilires ainsi; des déduetions lirées des ni^iiiOH données, mais au sujet de>(|ue|Ifs il n'e>t pas d'exprri«*necs parliculi»'res |)eiiiirll;mt île njunidre oui ou non. I)e seinlilaldes déduetinn> |m iiveiil «Mre \aiides ou ne IVlre pas, el je erois (pie, dans mon prcmii r ouvra^'e, éeril il y a iiuaranle ans, et retiré de|iuis ion^'teinps de la circidation . il y a (juchpn's déductions sans validité. Mais rejeter un jirineipe et une inélhode à eause de (juehjues déductions mal assises, esta peu près aussi juste (pie de dédai;.qicrrarilhméticpie à cause des eiTeurs dans certains calculs.
Jeu reviens maintenant à une cpiestion déjà posée plus haut : à la (pu'stion de savoir si, par (( morale politi(iue alt>oIue »,on n'entend rien de plus (ju'une garantie mo.ule |»<tur les systèmes de lois, — queslionàla(pielle, pai'iujplicalion. j'ai répondu Udii. VA j'ai maintenant à répondre ju'elle s'étend sur un autre champ également vaste, s'il est moins important, car outre les rapports entre les citoyens pris isolément, il y a les rapports entre le corps constitué des citoyens et chacpie citoyen. Et sur ces rapports entre l'État eirii<»mme, la morale politique absolue prononce des jugements, tout comme sur les rapports d'homme à homme. Ses jugements sur les ra|)|>orts d'homme à homme sont des corollaires de la vérité jirimaire que l'activité de chacun dans la poursuite des buts de la vie ne peut être justement restreinte que par les activités semblables des autres, ces autres étant de nature semblable (car le principe ne prend pas en considération les sociétés d'esclaves ou les sociétés où une race domine sur l'autre), et ses jugements sur les ra|ipurts entre l'homme et l'État sont des corollaires Cie la vérité voisine, que les acli\ités de chaciue citoyen
di PROBLÈMES DE MORALE ET DE SOCIOLOGIE
ne peuvent être justement limitées par le corps constitué (les citoyens, qu'en tant que cela est nécessaire pour lui en assiurer le reste. Cette restriction ultérieure est un concomitant nécessaire de l'état militant, et doit continuer aussi longtemps que, outre les criminalités de l'agression individuelle, continuent les criminalités de l'agression internationale. Il est évident que la conservation de la société est une fin qui doit avoir le pas sur la conservation de ses indi- ^ idus pris isolément, puisque la conservation de chaque individu, et le maintien de son aptitude à poursuivre le but de la vie, dépendent de la conservation de la société. Des restrictions à ses actions, telles qu'en imposent les nécessités de la guerre et les préparatifs pour la guerre lorsque celte dernière est probable, sont par conséquent soutenables au point de vue éthique.
Nous entrons ici dans les questions nombreuses et compliquées que la morale politique relative a à traiter. Lorsque au début, j'ai indiqué ce contraste, je parlais de « morale politique absolue, ou ce qui dewait l'être, par opposition à la morale politique relative, ou celle qui en ce moment s'en approche le plus pratiquement ». Et si l'on avait remarqué cette distinction, il n'y aurait eu lieu a aucune discussion. J'ai à ajouter que les qualifications que la morale politique relative fait ressortir varient suivant le type de la société, lequel est, primairement, déterminé par l'étendue dans laquelle la défense contre d'autres sociétés est nécessaire. Là ou l'inimitié internationale est grande, et où l'organisation sociale doit être adaptée à des activités belliqueuses, le coercition des individus par l'État est telle qu'elle détruit presque leur liberté d'action, et les rend esclaves de l'État, et lorsque c'est là le résultat des nécessités d'une guerre défensive (pas d'une guerre offensive,