‹ Problèmes de morale et de sociologieChapitre 8 sur 30 · I.A MOIIALF. DE KANT · texte numérisé non relu

I.A MOIIALF. DE KANT

rii'iires rc<;iu*s ih*s aiictMivs et uu\()uclle{» on a njoulé |r» si«Miin's, — il eût |)U arrivera un s\>l<^inr logicjin* île nioralf. S'il avait su que l'association lialiitucllc dt* certains acte» c* choses, (le p'Miérati<»n en «.'ériération. peut produin* la rrpuj:nanee or;,'ani(pie à ré;:anl «le ee> actes' et •!«• ers «liosciL il aurait pu situp^onner que la conscience est un produit tk* l'évolution. Kt en ce cas, sa concejition n'aurait pas clé o«. dé>;»ccord aNcc Ir.s faits ci-dessus noniniés, montrant (ju'i' y a des de/;:rés larp'incnt «lilTérents de conscience en de> races dilTérerïtes.

liref. connue on la déjà fait pressentir, si Kant, au lieu de croire que les corps célestes ont une ori^'ine évolutive, mais (pie les esprits des êtres Nivants, dans un de ces corps, tlu moins, ont en une orijjine non évolutive, avait cru cpie les uns et les autres étaient nés par évolution, il aurait évité les inj|)ossiltilités de sa métaphysi(jue, et tels do^Mues insoutcnaltles de sa morale. Passons maintenant à la considération de celle dernière.

Toutefois, avant de ce faire, il y a quelcpie chose à dire, ooncernanl le raisonnement anormal comj)aré au raisonnement normal.

Le savoir qui est de l'ordre le plus élevé, en fait de certitude, et que nous appelons science exacte, se distin;«'ue des autres connaissances par ses prévisions définitivement quantitatives*. !1 a pour point de départ des données, et procède par des pas ipii. tous réunis, permettent de dire à jjuq endroit.ouà(pielmoment,oue!i ipielle (piantite,ouen toutes ces choses à la fois, un certain elVet pourra être observé. Ktaiil donnés les laeteurs d'une opération arithmétique ijuel-

» V'jir \Esuutur la Genèse de tu ik«*««c».

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coïKjue, il y a certiUule absolue (luiTsullat, à condition qu'il n'y ait pas eu tle faux pas, faux pas qui peuvent toujours être découverts et dénoncés par la niélliodecpie nous verrons bientôt suivre. La base et les angles étant mesurés avec soin, la subdivision de la géométrie qu'on appelle trigonométrie donne avec certitude la dislance ou la hauteur de l'objet dont on cherche la position. La proportion des bras d'un levier une fois énoncée, la mécanique nous dit quel poids, à une extrémité, contrebalancera un certain poids à Taulre. Et à l'aide de ces trois sciences exactes: le calcul, la géométrie et la mécanique, l'astronomie peut prédire à la minute près, pour chaque lieu particulier de la Terre, quand commencera ou finira une éclipse, et de combien elle approchera de la totalité. Les connaissances de cet ordre ont d'infinies justifications dans le fait qu'elles fournissent une direction heureuse à des actions humaines d'un nombre iniini. Les comptes de chaque commerçant, les opérations de chaque atelier, la navigation de chaque navire, dépendent pour leur exactitude de ces sciences. La méthode poursuivie, par conséquent, étant vérifiée en des cas trop nombreux pour être énumérés, est une méthode d'une certitude sans pareille.

Qu'est cette méthode? Quelle que soit celle de ces sciences que nous examinons, nous trouvons que la marche généralement suivie consiste à partir de propositions dont les négations ne sont pas concevables, et à avancer, par des propositions dépendantes successives, dont chacune a le même caractère, que sa négation n'est pas concevable. Dans une conscience développée (et naturellement j'exclus les esprits dont les facultés sont inachevées), il est impossible de représenter des choses égales à une même chosç comme étant inégales eiuie elles, et, dans une ,-)iiscicnce développée, on ne

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