L'Opposition universelle, p. 221 et suiv. (F. Alcan
relève de la psychologie des foules. D'ailleurs, « il faudrait un traité complet de sociologie pour exposer la destinée et les œuvres de la sympathie et de l'antipathie et leurs déplacements de frontières1. »
Serait-il profitable de reprendre notre sujet du point de vue de la psychologie pathologique, d'étudier l'antipathie chez les anormaux et les malades? Il semble que ses éléments et son mécanisme ne subissent aucun changement notable. La seule différence est dans les causes originelles et dans l'intensité des manifestations.
Les névrosés, que leur constitution prédispose aux impulsions violentes et fréquentes, sont féconds en apathies brusques. Les personnes et les choses sont d'emblée déclarées sympathiques ou antipathiques, sans jugement préalable. « Le réflexe tient lieu de la réflexion. » Les antipathies imprévues de la femme pour le mari, pendant la grossesse, la ménopause, etc. : tous ces faits, qui ont pour origine les conditions permanentes ou temporaires de l'organisme, montrent que l'antipathie tombe à son degré inférieur — la forme instinctive — mais ne nous apprennent rien de nouveau sur sa psychologie
Il y a aussi les cas tant rebattus d'inversion sexuelle et autres inversions moins connues : par exemple, les aliments ordinaires et même les mets savoureux excitant la répulsion avec attraction pour des substances non nutritives et même répugnantes. De