CHAPITRE V. — INDUCTION
rinduction magnétique dans Tespace occupé par le fer doux est égale à sa valeur primitive multipliée par /x = n-4'ïrx; on écrira donc
(48) L„, = ^'Kn,{n\ S + i^r'^tr^),
r étant le rayon du noyau de fer doux.
Mais le calcul ne donne que des résultats contestables pour des bobines enroulées à la façon ordinaire : il faudrait que le fil fût logé dans des gorges creusées au tour. Aussi ne calculet-on pas les valeurs de L, : on préfère les mesurer expérimentalement; il existe pour cela plusieurs méthodes. Maxwell déterminait à cet effet la quantité d'électricité mise en mouvement par Textra-courant de rupture; M. Joubert observe des courants alternatifs sinusoïdaux par Télectromètre à quadrants; enfin M. Ledeboër a utilisé le pont de Wheatslone. On constate que Tintroduction d*un noyau de fer peut décupler la valeur du coefficient de self-induction d'une bobine.
Parmi les applications les plus heureuses de Tinduction, il faut citer en première ligne les générateurs mécaniques d'électricité.
Le mouvement relatif d'un conducteur fermé dans un champ donne lieu à la production d'une force électromotrice d'induction, qui est le prix d'une dépense équivalente d'énergie. La multiplicité des dispositifs que l'on peut employer pour réaliser cet effet donne lieu à une grande variété de types de machines : elles sont magnétos ou dynamos ^ suivant que l'inducteur est constitué par un aimant permanent ou un électroaimant; elles sont à courants alternatifs^ ondulatoires o\i continus par redressement, suivant la forme de l'induit et de ses accessoires; on les dit à excitation séparée ou bien auto-excitatrices {série, shunt ou compound)^ selon le mode employé pour exciter, créer et conserver le champ, etc. Dans le premier cas, l'électro reçoit le courant total de la machine; dans le second, l'excitation est opérée par une dérivation seulement; dans le troisième, on combine ces deux modes d'excitation,
c'est-à-dire qu'on fait deux enroulements sur le noyau de rélectro, l'un étant parcouru par le courant total, l'autre par un courant dérivé. Quand le circuit dérivé est en communication avec les deux extrémités de l'induit, on a un montage en courte dérivation; il est en longue dérivation lorsqu'il communique avec les extrémités du circuit extérieur.
Quel que soit le mode d'induction, la force électromotrice induite est toujours donnée par la formule
E== H/i^sinacoscp;
on fait l'intégration des forces électromotrices élémentaires pour les différents éléments de la machine. Le plus souvent
a est égal à - et cp à zéro et alors on a simplement E = H /t^. La
réaction mécanique /entre le conducteur mobile et le champ est, pour un courant I traversant le conducteur, /= H /I, et le travail Si=/(^=:H/(^I=:EL Le travail électrique El est produit par le travail mécanique H lv\.
Souvent il y a avantage à considérer le flux coupé dans l'unité de temps : alors Cs = I(cpi — 91).
On peut encore exprimer E en fonction de la vitesse de l'induit et de l'intensité du courant :
La fonction ^'(I) dépend du mode de construction du générateur et de son fonctionnement; n est le nombre de tours par seconde. La fonction ^ est \di fonction caractéristique de M. Marcel Deprez; on a, en appelant r et ^ les résistances intérieure et extérieure,
La courbe qui représente 4'(I) est dite la caractéristique; on l'obtient en portant les E en ordonnée et les I en abscisse.
La caractéristique d'une génératrice est l'analogue du diagramme d'une machine à vapeur et elle rend les mêmes services; elle supplée aux expressions analytiques simples que les savants n'ont encore pu découvrir pour représenter les