‹ Problèmes Français de Crédit et de FinancementChapitre 48 sur 60 · ME PES · texte numérisé non relu

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liards de marks l’ensemble des plus-values d'impôts encaissées de 1933 à 1939. Il s'y ajoute 6 à 7 milliards d'économies provenant de la diminution des dépenses d’assistance sociale imputable à la régression du chômage.

Enfin, à partir de 1936, l'Etat a émis des emprunts à long terme, qui furent pour partie des emprunts de consolidation, mais eurent aussi pour objet de drainer les disponibilités des caisses d'épargne et des sociétés d'assurance.

A la technique classique de la dette publique et de limpôt sont venus s'ajouter, à mesure que les besoins se faisaient plus pressants, ce que nous appellerons des expédients. Expédients fiscaux, l’alourdissement du taux des impôts existants, la restriction des exonérations, l'institution d’une contribution extraordinaire sur les Juifs. Expédient fiscal encore, la création des bons d'impôt en avril 1939. A partir de cette date, les fournitures faites au Reich ne sont réglées qu’à concurrence de 60 % en espèces, le solde étant payable en bons qui serviront ultérieurement aux contribuables à se libérer de leurs impôts. Les bons se répartissent par moitié entre deux catégories, dont l’une est acceptée au pair à partir du septième mois de son émission, tandis que l’autre est reprise à 112 %, mais à partir du-trente-septième mois seulement.

Les modalités de financement adoptées n’ont pas eu d'incidence défavorable en matière monétaire. Il ne paraît pas en effet y avoir eu d’importante infla-

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