‹ Problèmes Français de Crédit et de FinancementChapitre 7 sur 60 · ARE D AE · texte numérisé non relu

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l’industrie, paralysés dans leur fonctionnement par les obstacles de toute nature apportés à la production et aux échanges : épuisement des stocks, pénurie des matières premières, absence de moyens de transport et de carburants, arrêt du commerce international, et, à l’intérieur du pays, scission du territoire national en plusieurs zones soumises à des régimes économiques différents.

D’autre part, le volume de la circulation monétaire — 151 milliards au 31 décembre 1939, 220 milliards au 31 décembre 1940, 232 milliards au 30 avril 1941, 240 milliards au 24 juillet 1941, — ne cesse de progresser sous l’influence des besoins du Trésor qui, après avoir fait face aux dépenses exceptionnelles de guerre, doit, depuis l’armistice, couvrir les frais d’entretien de l'armée d'occupation. Ainsi s'exprime à cet égard, dans son dernier compte rendu à l’Assemblée générale des Actionnaires de la Banque de France, le Gouverneur de notre Institut d’'Emission.

« Aussi bien, depuis le mois d’août 1940, les mouvements de la circulation fiduciaire ne sont-ils plus commandés que dans une faible mesure par les opérations de crédit normales de la Banque ou par les avances consenties au Trésor pour ses besoins propres ; ils sont déterminés essentiellement par les dépenses faites en France par la puissance occupante. Sur les 77 milliards auxquels s’élevaient au total, le 26 décembre, nos avances pour le règle-

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ment des frais d'occupation, et les sommes que le

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