‹ Problèmes sociaux du travail industrielChapitre 13 sur 43 · Cf, Rapport de M. J. Godard, p. H · texte numérisé non relu

Cf, Rapport de M. J. Godard, p. H

dans l'ensemble des industries, il serait facile de citer des affirmations analogues, particulières à telle ou telle branche industrielle.

C'est, par exemple, la Chambre syndicale des industries métallurgiques du Rhône qui, ayant ouvert une enquête entre ses membres, au sujet de l'opportunité de la réduction de la journée, déclarait que, si la loi réduisait la journée à huit heures de travail effectif, il en résulterait une diminution de 10 à 20 pour 100 dans la production journalière ; cette diminution pourrait même atteindre 25 ou 30 pour 100 si la journée était ramenée à huit heures de présence à l'usine ; dans ces conditions, le prix de revient augmenterait 15 à 20 pour

Mêmes observations pour l'industrie textile, dans laquelle l'outillage aurait donné dans l'ensemble son inaximumde rendement. Sans doute, lorsqu'il y .a quelques années on est passé de dix heur/BS et demie de travail à dix heures, l'expériçjace a prouvé qu'on avait perdu seulement, en générait un quart d'heure de travail effectif ou, en d^aurtree termes, qu'on en avait regagné un sur deux. Mats en prenant comme point de comparaison la. production au temps des anciennes journées, un «des représentants de cette industrie faisait remarquer ^ que, sur une production théorique de ^ICO, les ouvriers étaient arrivés à ne produire que 83 ou 84 pour 100. Or, ajoutait-il, à une réduction de deux heures dans la durée de la journée corres-

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