‹ Problèmes sociaux du travail industrielChapitre 14 sur 43 · Cf. Journée indusLrieUe^ 15 mars · texte numérisé non relu

Cf. Journée indusLrieUe^ 15 mars

pondrait une diminution de rendement de 26,6 pour 100, c'est-à-dire que l'on ne produirait plus que 73,4 pour 100. De plus, en payant pour quarantequatre heures de travail (semaine anglaise) le même salaire que pour soixante heures, on subirait une augmentation de 36,3 pour 100 pour les frais généraux. Ces frais généraux seraient même relevés, puisque le coût de toutes les fournitures servant à la fabrication et produites dans d'autres établissements travaillant dans les mêmes conditions serait augmenté par rapport au coût actuel. Evidemment un calcul précis est assez difficile à établir, mais ce dirigeant de l'industrie textile estimait ne pas « s'éloigner beaucoup de la vérité en disant que la réduction du travail de dix à huit heures amènerait une augmentation du prix de revient d'environ 20 pour 100 ».

Au Comité central des houillères, on faisait observer ' qu « une expérience, réitérée à maintes occasions dans les houillères françaises comme dans les autres, révèle que, malgré les assurances données chaque fois, — et de bonne foi, on n'en doute pas, — par les représentants des ouvriers, affirmant que la réduction demandée du temps de présence n'entraînerait aucune diminution de rendement, chaque modification en ce sens s'est toujours traduite par une chute proportionnelle de l'extraction. Ce sera toujours le cas, ajoutait-on, dans les industries où l'on ne peut compenser par le développement du machinisme la diminution de

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