cf. Journée industrielle, 6 mars
Teffort humain, normalement réglé comme c'est le cas pour des durées de travail qui ne sont manifestement pas excessives. »
Diminution de la production, augmentation du prix de revient, telle serait, d'après les adversaires de la réforme, la double conséquence de la réduction de la journée à huit heures : elle porterait, par suite, un coup terrible à notre industrie, à notre vie économique générale.
Les ouvriers, ajoute-t-on, seraient les premières victimes du nouvel état de choses : le prix de la vie augmentant considérablement avec cet accroissement du coût de production, l'existence des travailleurs ne s'améliorerait pas. Bien au contraire.
C'est commettre une duperie, dit un chef d'industrie \ que d'affirmer aux ouvriers qu'avec la journée ae huit heures et le même salaire qu'avec la journée de dix heures, ils se trouveront dans une situation meilleure. La vérité, c'est que l'adoption de la journée de huit heures ne manquerait pas de provoquer une augmentation du prix de la vie. Pour faire face à cette augmentation, — en ce qui nous concerne, nous avons calculé que, pour les vêtements, le prix de revient des matières premières se trouverait majoré de 16 pour 100, — les ouvriers réclameront une nouvelle augmentation de salaire. Et l'augmentation des salaires entraînera à son tour un nouvel accroissement de la cherté de la vie.
Beaucoup d'industriels souscriraient à cette affirmation de la Chambre de commerce de La Rochelle : «... L'abaissement des prix ne pourra