‹ Problèmes sociaux du travail industrielChapitre 30 sur 43 · Cf. Duthoit, op. cit., p. 4'i · texte numérisé non relu

Cf. Duthoit, op. cit., p. 4'i

Parmi elles, nous citerons la « South Metropolitan Gas Company » de Londres. Les ouvriers de cette société ont droit, en plus de leurs salaires, à un certain pour cent lorsque le prix de revient du gaz reste au-dessous d'un certain taux. En 1894, la direction décida, sur la part qui revenait ainsi à ses salariés, d'affecter la moitié à l'achat d'actions au profit des ouvriers qui souscriraient un contrat de travail d'une certaine durée. Supposons qu'un ouvrier ait droit à recevoir 9 pour 100 de son salaireet que ce supplément représente 200 francs, il recevra de la société 100 francs en numéraire et un titre de 5 livres sterling racheté au cours de la Bourse. En une année, la « South Metropolitan Gas Company » acquit 48.000 livres sterling de titres qui lui furent remboursés par ses 6.000 ouvriers sur leur part de bénéfices. On estime que la valeur moyenne des parts possédées psfr les salariés est d'environ 50 livres sterling par tête, mais il est, paraît-il, des travailleurs qui possèdent jusqu'à 500 livres de titres. La cession des parts est libre entre participants ouvriers. Lorsque cette cession est faite à un tiers, elle peut entraîner pour celui qui la consent la rupture du contrat de travail, si on opère une réduction de personnel. Mais la société se montre toujours disposée à racheter les titres des ouvriers pour leur permettre l'acquisition d'une maison ou s'ils ont besoin d'argent pour des motifs sérieux. Enfin, les ouvriers actionnaires sont représentés au sein du Conseil d'administration par trois délégués ^

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