‹ Problèmes sociaux du travail industrielChapitre 31 sur 43 · Cf. C'« R. de Briey, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. C'« R. de Briey, op. cit., p

L'ACTIONNARIAT DU TRAVAIL, 157

Quels ont été les résultats obtenus ?

D'une enquête menée en Angleterre par M. le comte de Briey, à la veille de la guerre '' , on peut conclure que, dans l'ensemble, l'expérience de l'actionnariat ouvrier a été heureux en Grande- Bretagne. Et il s'agissait dès lors de plus d'une centaine d'entreprises.

L'expérience a surtout été concluante pour les compagnies du gaz. Voici quelques faits significatifs. Au début du système, des titres étaient parfois vendus dans les cabarets ; il n'en est plus ainsi malgré la fluctuation du cours des actions. « Les ouvriers agissent comme de bons pères de famille; leur argent est placé dans une affaire qui a leur confiance, ils en touchent le revenu sans se soucier des mouvements de Bourse. » Mais ce qui démontre mieux encore peut-être l'union intime créée entre employeurs et employés par la « copartnership, » c'est l'attitude des travailleurs dans les années où les revenus des Compagnies ont très sensiblement baissé. Le fait s'est notamment produit à deux époques pour la « South Metropolitan Gas G- » de Londres et, chaque fois, les salariés de la Compagnie ont eu la même attitude. La part des ouvriers qui, en 1889, était de 9 pour 100 des salaires tombe à 5 pour 100 et finalement à 3 pour 100 en 1892. Spontanément, les délégués des ouvriers vinrent déclarer à la direction de la Compagnie que, par une activité nouvelle, ils entendaient s'efforcer de diminuer le prix

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